Zoom sur le mariage, le juriste Amadou Séga Keita apporte des éclairages

Nombreux sont les jeunes qui entrent dans les liens du mariage sans en comprendre le sens. C’est pourquoi, juriste de formation un fidèle lecteur du site echosdescollines.com, M Amadou Séga Keita apporte cette contribution pour favoriser une meilleure compréhension du sens du mariage.

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Incontestablement, de loin la plus vielle institution humaine pour avoir résisté aux vents qui ont emporté les plus vielles organisations sociales ou sociétales de l’histoire : les empires Incas, Aztèques, Maya  d’Amérique centrale ; des empires du Mandé ou du Mali, de l’Egypte Pharaonique, de l’Union des Républiques Sociales  Soviétiques (URSS) etc.

Le mariage a connu des fortunes diverses encore selon les civilisations négro-africaines, arabo-berbères, asiatiques et indous et notamment occidentales mais il reste immuablement le noyau incontesté de toutes les sociétés traditionnelles et modernes sans grandes différences. Très traditionnel et coutumier en Afrique et  jusqu’à présent, il a su s’adapter avec merveille  aux contingences de l’invasion islamique et chrétienne et aux soubresauts de certaines philosophies occidentales libertines.

Le mariage se présente par conséquent comme la forme d’organisation sociale la plus élaborée et la plus solide parce que basée sur l’unité de sang et donc de loin supérieur à celles fondées que  sur « la commune volonté de vie commune » : la Nation, l’Etat, les royaumes, les associations ou groupements …

Il s’avère donc nécessaire d’analyser ce qui a fait la force immuable  du mariage face à l’usure du temps en général et plus particulièrement les menaces qui pèsent sur l’institution qu’il représente de nos jours.

Depuis l’antiquité donc, nous ne parlons que de la simple notion de « mariage » sans épithète aucune mais certaines pratiques contraires à la dignité humaine menace de plus en plus la solidité du mariage : les épithètes « forcé » et « précoce » qui vont donner naissance aux appellations sociologiques de « mariage forcé » et de « mariage précoce » qu’aucun système juridique ne saurait admettre.

Définition : article 100 du  Code de la famille

Le mariage est un lien matrimonial qui crée la famille et il est défini comme l’Union solennelle entre l’homme et la femme et ce lien n’est détruit que par le décès d’un des époux ou par le divorce.

Il est donc clair qu’on ne peut parler de mariage qu’entre un homme et une femme et toutes autres formes restent prohibées sous réserve de sanctions pénales. Les personnes qui souhaitent se marier doivent être obligatoirement de sexes opposés

Encore faudrait-il que les futurs époux soient majeurs c’est pourquoi l’article 111 du code de la famille précise que : « Le mariage ne peut être contracté qu’entre un homme de plus de 18 ans  et ou une femme âgée de plus de 16 ans sauf dispense d’âge accordée pour motif grave par le Président du tribunal régional après enquête »

Si ces conditions sont réunies, les futurs époux peuvent aller sceller leur mariage devant l’officier d’état civil, à la mosquée, à l’église ou dans tout autre endroit (ex domicile) pouvant servir à cet effet.

Amadou Séga Keita

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