SOS Bargny est en danger :

M Ibrahima Diagne: « Si on ne prend pas garde, Bargny finira un jour par s’effacer de la carte du Sénégal »

Cet ancien policier, aujourd’hui à la retraite a senti le désir de se reconvertir en véritable défenseur de sa cité, la commune de Bargny devenue la proie des sociétés.

Ville située à une trentaine de kilomètres de Dakar, Bargny demeure la victime potentielle et ironique de ses potentialités de développement que sont la richesse de son sous-sol en minerai de calcaire.

DSC09536« Nous souffrons. Hélas c’est pour vous expliquer la vorace exploitation minière  et foncière de la SOCOCIM qui persiste à faire évoluer au niveau de Bargny toujours une convergence de toxicités, de pollutions. Cette même ville de Bargny est la proie des industries si l’on se réfère au fait que Bargny doit abriter une centrale énergétique à consommation de houille de la SENELEC distante de la SOCOCIM de moins de 2000 m »  confie M Ibrahima Diagne.

Limitée au sud par l’Océan Atlantique, Bargny est l’une des zones les plus vulnérables par rapport à l’érosion côtière.

«  Si on ne prend pas garde, Bargny finira un jour par s’effacer de la carte du Sénégal. Cette pollution dont les populations sont naturellement victimes et cette spoliation de terres  qui nous prive aujourd’hui de sites d’accueil pour la jeune progéniture. Ce qui fait vivre aux bargnyois une promiscuité notoire accentuée par l’érosion côtière qui efface des familles entières notamment la SOCOCIM qui s’est totalement accaparée des réserves foncières. Il y a lieu de s’étonner, de crier haut et fort pour dire que notre cité est en voie d’être déboutée de son existence » avertit M Diagne.

Les lamentations publiques et les cris de cœur restent les seuls moyens de résistance des bargnyois qui ne pensent plus à un avenir radieux.

DSC09543« On ne peut pas arrêter la mer avec ses bras. A chaque fois que la mère avance, on recule. Il n’y a plus de réceptacle car on n’a plus de terrain de réception. Nous sommes quotidiennement victimes des effets sonores, sismiques, de la convergence de toutes formes de pollution. On n’a pas assez de force pour résister. La résistance est quasiment impossible. On peut résister pour une atteinte physique mais quant à une atteinte à la santé il n’y a pas de résistance sinon on est là à l’attente de lendemains incertains  C’est pourquoi, nous crions à l’intention de la diaspora, pour que les pouvoirs étatiques puissent un peu tourner la tête à l’endroit des bargnyois qui implorent de l’aide » précise-t-il.

Propos recueillis par Adama Diaby

 

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