Rétrospective : Forces de l’ordre, il faut arrêter les bavures à Kédougou  ….

27 septembre 2014 – 27 septembre 2015, 365 jours depuis  que le  jeune Mamadou Doudou Diallo  a été abattu par un agent de la Maison d’Arrêt et de Correction(MAC) de Kédougou. Sa famille se souvient encore de cette longue journée. Le site echosdescollines.com revient sur les péripéties de cet événement douloureux.

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La perte d’un être cher est pénible. Cette perte est très pénible quand elle se fait dans certaines conditions qui dépassent l’entendement. Les amis et parents de Mamadou Doudou Diallo restent encore frappés par la douleur de cette perte subite. La famille de la victime  qui exigeait une autopsie du corps ou bien un certificat de genre de mort n’a jamais obtenu gain de cause.

Le coupable a-t-il été puni à la hauteur de son crime odieux ?

En tout cas, à l’époque, l’Observatoire Décentralisé de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHU) de Kédougou avait exprimé  son profond  regret, sa désolation  à la suite de la mort de Mamadou Doudou Diallo.

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Pour rappel ce samedi 27 septembre 2014  aux environs de 18h. Ce jeune de 23  ans a été sauvagement abattu par un garde pénitencier  au moment où il s’affairait à l’arbitrage d’un match de football à Sinthiouroudji, un village situé à 2km de Kédougou.

De cette mort survenue dans des conditions déplorables, il se pose les récurrentes questions relatives à la sécurité, au respect de l’intégrité physique et morale de la population kédevine par les forces de l’ordre toutes catégories confondues. . Or, il est clairement défini dans la constitution de notre pays que nul n’a le droit de mettre fin à la vie d’autrui.

C’est pourquoi la RADDHO a exigé l’application stricte des lois existantes relatives à la maltraitance notamment la loi n° 2005-6 relative à la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées, la mise en place des stratégies de lutte contre toute forme d’impunité, la traque des agresseurs quelques soit leur situation professionnelle, sociale et économique mais également la mise en œuvre de programmes de civisme dans le corps des militaires et des paramilitaires afin que ces derniers aient un comportement plus responsable.

Le jeune détenu Mamadou Doudou Diallo a été finalement inhumé le mercredi 1er Octobre 2014, soit 5 jours après avoir été abattu par un pénitencier en service à la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Kédougou.  La famille a procédé à l’inhumation sans pouvoir entrer en possession du  certificat de genre de mort.

Il faut dire que le jeune Mamadou Doudou Diallo a laissé derrière lui un enfant, une compagne en état grossesse et des parents meurtris par les circonstances de sa mort.

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