Qui dit que les femmes de Kédougou ne travaillent pas?

En prélude à la célébration de la journée internationale de la femme édition 2017, la rédaction du site echosdescollines.com a fait un tour au quartier Dalaba de Kédougou pour échanger avec ces femmes. Le site echosdescollines.com  partage avec vous en toute exclusivité les résultats de ces rencontres.

Iya, vendeuse de choux

« Je m’active dans ce travail depuis 14 ans. Je viens acheter des choux que j’irais revendre dans le marché central de Kédougou. C’est un travail qui rapporte et permet à la femme de vivre dignement et de couvrir les membres de sa famille de la honte et de la risée du voisinage. Il faut reconnaître que ce travail est extrêmement difficile. Le soir quand je me couche, j’ai mal partout. C’est pourquoi, de temps à autre je suis obligée de me rendre à la pharmacie pour acheter des antidouleurs. Avec ce travail, je ne demande à personne de régler mes besoins ».

Diankimba Dansokho, quartier Dalaba : 

« Nous n’allons jamais baisser les bras »

« Quand, je me couche la nuit, je ne dort pas à cause des douleurs que je ressens sur tout le corps notamment au niveau des articulations. Nous ne disposons pas de matériels ni motopompes, ni arrosoirs. Nous arrosons les plantes à l’aide des seaux ou des pots. Nous pratiquons ce dur métier juste pour avoir de quoi acheter du savon, des habits, des chaussures pour nos enfants. Nous pratiquons cette activité puisque nous ne bénéficions pas de soutiens consistants de nos époux. Même s’ils nous soutenaient, nous ne devrons pas rester les bras croisés».

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