Korka Nicolas Keita, du GIE Gamaré de Bandafassi, plaide pour le retour des jeunes vers l’agriculture mais ….

 

Apres quelques années passées dans le secteur de l’exploitation de Korka Nicolas Keita s’est résolument décidé de cultiver la terre, seule alternative viable pour développer la région de Kédougou. Cependant, ce retour vers la terre risque d’être un deuxième échec de sa vie si l’on ne trouve pas vite des solutions aux problèmes des producteurs.

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«  Autrefois, nous ne produisions que du mil et du maïs. Quand,  les taïwanais sont venus, nous avons embrassé la culture du riz. Depuis 2000, nous travaillons dans le même système. Nous sommes soutenus en semences et en engrais .Pour la récolte, il faut battre le riz avec le bâton. Les vieux qui sont là ont envie  de travailler dans la production du riz mais n’ont pas les moyens de battre le riz. Mon papa a  actuellement 70 ou 80 ans, moi j’ai 52 ans, je travaille dans la riziculture. Chacun de mes fils a cultivé une corde de riz. Nous sollicitons de l’Etat des batteuses et des tracteurs pour le labour. Nous travaillons actuellement avec une charrue. Il n’y a qu’un seul tracteur pour 12 villages. Ça ne suffit pas.

Le travail dans l’or est aléatoire. Moi, j’ai fait 7 ans dans l’or, je n’ai même pas construit une maison. Je n’ai même pas une chambre chez moi. Mais depuis que j’ai commencé à travailler dans la production du riz, venez voir chez moi. J’ai bien fait chez moi. Je vis bien maintenant. J’ai de l’électricité chez moi… C’est la riziculture qui fait la bonne vie pour moi. Là, je ne suis pas conditionné. Je monte à l’heure que je veux, je descends à l’heure que je veux. Mais dans le travail de l’or, je commençais le travail à 6 h pour terminer à 19 h chaque jour que tu sois fatigué ou pas. Et tu es conditionné ».

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