Kédougou : Vers un apprentissage rénové, pour des emplois sûrs et viables

La Direction de l’apprentissage et les chambres des métiers, les organisations d’artisans agissent ensemble pour réussir un apprentissage rénové dans un Sénégal émergent. Un atelier de sensibilisation et de partage des outils de déploiement s’est déroulé dans ce sens ce mardi 26 Août 2014 à l’auberge Thomas Sankara de Kédougou

adamaDSC03284

Au Sénégal, traditionnellement l’apprentissage d’un métier se fait généralement dans des ateliers de mécanique (auto, vélo, moto), de tailleurs, de menuiserie entre autres. En général l’apprenant perd beaucoup de temps avant d’acquérir les compétences réelles nécessaires à l’exercice de ce métier qu’il apprend.

Raisons suffisantes pour que la direction de l’Apprentissage et de l’artisanat organise dans les différentes régions des ateliers de sensibilisation de partage des outils de déploiement.

« Ces ateliers ont pour but permettre à l’apprentissage de vivre son effort par rapport à la formation professionnelle qui est un impératif qui puisse permettre aux jeunes d’accéder à un emploi. Sans formation professionnelle, les jeunes ne peuvent pas accéder à un emploi et sans une bonne formation l’emploi n’est pas garanti. Avec une bonne formation en apprentissage, les jeunes pourront être adaptés aux besoins du marché du travail et avoir des emplois décents et sûrs viables durant leur cursus professionnel » a précisé M Samba Fall, Directeur de l’Apprentissage.

Cette nouvelle vision politique du Sénégal est soutenue par le Grand-duché de Luxembourg à travers le programme de coopération bilatérale avec la composante SEN/028 « Programme d’Appui à la formation professionnelle et à l’insertion, dans les régions nord et centre »,du Projet d’Appui au Développement et à l’intégration de l’Apprentissage(PADIA) avec le gouvernement canadien dans les régions nord et centre et de l’Agence Française de Développement(AFD) et de la Banque Mondiale dans toutes les régions du pays.

Le choix de Kédougou n’est point fortuit du fait des nouveaux métiers  liés aux potentiels miniers. Ces ateliers dans les régions sont aussi des occasions pour être en contact avec la population et voir les possibilités de métiers.

Le déploiement pour un apprentissage traditionnel rénové

adamaDSC03294

« C’est un concept très large .Le sens qu’on lui donne est différent d’un pays à l’autre. Au Sénégal, nous avons nos spécificités. Dans nos unités de production ou ateliers, on confiait au maître le soin d’éduquer un parent proche ou l’enfant d’un voisin. L’apprenti est dans l’atelier, assure les premières courses… Il n’est pas en activité réelle d’apprentissage. Il est laissé à lui-même et apprend par copiage. C’est de l’apprentissage  qui dure (10 ans). C’est pourquoi, nous avons décidé de rationaliser l’apprentissage traditionnel en y mettant le vocable rénové. On parlera donc de l’apprentissage traditionnel rénové » a laissé entendre M Samba Fall, le Directeur de l’Apprentissage.

Pour la certification des maîtres et des apprenants

« On encadre le maître en lui donnant des formations techniques et pédagogiques pour lui permettre d’être plus opérationnel dans sa production. On encadre ensuite le jeune dans sa formation, dans l’acquisition de ses compétences » a-t-il ajouté.

Déjà, il existe un curricula qui a  bien cerné les compétences que chaque apprenant doit acquérir. Au fur et à mesure de l’acquisition de ces compétences, il y a un suivi évaluation réalisé par un superviseur qui est mis dans le dispositif d’apprentissage. Au bout d’un certain temps  pourra lui attribuer la certification de la validation des acquis de l’expérience lui sera attribuée. C’est ce processus de certification S’il est apte l’apprenant est mis dans un dispositif d’appui à l’insertion. L’âge  requis pour bénéficier de ces atouts se situe entre  16  et 25 ans.

Une aubaine pour les diplômés chômeurs

Les diplômés chômeurs la possibilité d’intégrer la formation professionnelle à travers un certificat de spécialité en relation en partenariat avec l’AFD et la Banque Mondiale.

Ils sont formés pendant 6 mois à la suite desquelles formations ils vont acquérir leurs compétences pouvant aboutir à l’obtention du Certificat d’Aptitude Professionnelle, du Brevet de Technicien, du Brevet de Technicien Supérieur jusqu’à la licence.

Vulgariser le processus

Des structures qui permettent à tous les acteurs de l’apprentissage de travailler dans  la sensibilisation des acteurs seront installées. Il s’agit du  comité  régional de la mise en œuvre de  l’apprentissage. Structuré autour du patronat de l’inspection d’Académie, de la  chambre de métiers et des organisations professionnelles, il permettra le partage des outils et des informations pour que l’apprentissage se fasse correctement. Ce comité aura également des missions de terrain, d’évaluation et de sélection.

Dans les prochaines étapes de ce processus il y aura la mise en place des organes de pilotage  tels que le comité parteunarial de suivi et de supervision et le Comité Régional de mise en œuvre de l’Apprentissage (CRA)  et ensuite passer au déploiement par la sélection des maîtres puis celle des apprenants.

Adama  Diaby 

 

 

 68 total views,  1 views today

Print Friendly, PDF & Email

Comments are closed.