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Kédougou : Une grande quantité de riz risque d’être perdue dans leurs rizières

Tous les efforts consentis par Madame Adja Aïssatou Aya Ndiaye pour soutenir les femmes risquent de tomber à l’eau si l’Etat du Sénégal n’intervient pas. Une grande quantité de riz risque d’être abandonnée dans leurs rizières à la merci des feux de brousse et de la dent du bétail.

Ici, nous sommes bien dans la commune de Bandafassi. Ces vastes rizières forment la ferme 1 exploitée par de braves femmes dont Mme Adja Aïssatou Aya Ndiaye.

 

Téléchargez les fiches du PADAER II pour connaitre  ses modalités pour vous accompagner

Au lieu de se limiter à toujours donner à manger aux femmes, Madame Adja Aïssatou Aya Ndiaye, leur a montré le chemin des rizières, une voie sûre pour leur autonomisation.

« Madame Adja Aïssatou Aya Ndiaye a vite compris qu’avec cette pandémie, les femmes pourraient être confrontées à un problème d’alimentation. C’est pourquoi, elle a décidé de mettre à notre disposition de la semence de riz. Elle nous a aidé en mettant des moyens pour les opérations de labours, d’épandage de la semence et de désherbage » a confié Mme Adja Kadidiatou Doucouré, porte-parole des femmes bénéficiaires de ce soutien.

Après avoir fait ses preuves dans la culture du fonio, à son âge, Madame Adja Aïssatou Aya Ndiaye reste encore présente dans la production de riz. En cette année particulière marquée par la pandémie du coronavirus, Madame Adja Aïssatou Aya Ndiaye, en plus de répondre à l’appel du président Macky Sall a fait montre d’une générosité légendaire pour porter secours aux femmes.

« Pendant la pandémie du coronavirus, Mme Aya Ndiaye a demandé aux femmes de voir dans quelles mesures accompagner le président Macky Sall et le ministre de la femme dans la lutte contre le coronavirus. C’est ainsi que nous avons mis à la disposition des autorités des lots de masques. Avant que l’Etat n’apporte son soutien en vivres, Adja Aya a partagé aux femmes et autres couches vulnérables tout le stock de riz qu’elle avait » a témoigné Mme Adja Kadidiatou Doucouré

Au-delà de ses moyens personnels, Madame Adja Aïssatou Aya Ndiaye a réussi à faire un plaidoyer fort auprès des programmes de l’Etat du Sénégal en charge de l’agriculture.

« C’est Madame Adja Aïssatou Aya Ndiaye qui a fait les démarches auprès du PADAER pour que nous puissions bénéficier d’engrais pour un meilleur entretien de nos champs. Le soutien de Madame Adja Aïssatou Aya Ndiaye, aux femmes s’est poursuivi durant tout le processus » a ajouté Mme Adja Kadidiatou Doucouré, porte-parole des femmes bénéficiaires de ce soutien.

 

A cette période de l’année, le riz a commencé à mûrir. L’épineuse question de la récolte du riz reste une équation différentielle pour ces braves femmes.

« Notre véritable problème c’est la moisson du riz. Nous ne pouvons pas récolter tout ce riz avec nos mains. Nous demandons à l’Etat et à tous les partenaires de nous aider à avoir une moissonneuse-batteuse pour que tout ce travail abattu par Mère Aya Ndiaye ne tombe pas à l’eau » a plaidé la porte-parole des femmes.

Il faudra le rappeler il y a quelques années de cela, à cause des feux précoces de brousse, une bonne partie du champ de riz mûr de Madame Adja Aïssatou Aya Ndiaye, avait été calcinée. Le même scénario risquerait de se produire si des moyens adéquats ne seraient pas mis à sa disposition pour récolter le riz dans un délai raisonnable. A cette problématique s’ajoute la divagation du bétail.

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