Kédougou : Un site à fortes teneurs en or  découvert à Massawa mais…

Les journalistes, correspondants régionaux de presse de Kédougou viennent de prendre part à une visite guidée organisée par la société Rand Gold à Massawa, le grand gisement d’or découvert au Sénégal et le plus grand gisement de l’Afrique de l’ouest et qui n’est pas encore mis en exploitation.

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Mohamed David Mbaye, directeur de la  société  Rand Gold a tenu à présenter aux journalistes locaux de Kédougou, les actions de son entreprise et les principaux obstacles à surmonter.

Massawa, des teneurs en or élevées mais difficile à exploiter

« La teneur en or du gisement de Massawa est 2,6 g/tonne de roches et celle de Sabodala est de 1,5 g. Massawa est le grand gisement découvert au Sénégal et le plus grand gisement non développé en Afrique de l’ouest, qui n’est pas encore mis en exploitation. Si on utilise la première méthode de traitement que celle utilisée par Sabodala aujourd’hui on ne récupérera que 6% de l’or de la roche alors que Sabodala arrive à récupérer 90%. Ce n’est pas économique. L’or de Massawa porte un manteau, il est complexe et se trouve dans l’arséroclite. Il faut détruire ce manteau pour libérer l’or alors qu’à Sabodala, ils n’ont pas ce problème. C’est aujourd’hui le cas à Massawa » a indiqué Mohamed David Mbaye, directeur de la  société  Rand Gold

L’or de Massawa est couvert de son manteau

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« Nous ne sommes pas très loin de Sabodala 20 km .Même père, même mère mais on n’a pas les mêmes caractéristiques. Ce sont des phénomènes naturels. C’est ce qui fait qu’on ne peut pas le développer. Quand on a fait la découverte,  l’objectif de Rand Gold était de sortir le premier lingot en 2011 ou au plus tard en 2012. C’est pourquoi nous avions fait l’étude de faisabilité et toutes les autres études sur les eaux, les sédiments… En faisant des études cartographiques poussées, nous avions constaté que l’or avait son manteau qu’il fallait détruire. Le manteau là, il faut l’oxyder pour libérer l’or. C’est un procédé qui coûte excessivement cher et qui demande beaucoup d’énergie » a-t-il ajouté.

La cherté de l’énergie

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« L’énergie au Sénégal, on sait qu’on n’en a pas assez. Si on veut développer Massawa, il faut 53 dollars par tonne de roche pour l’achat du diesel et c’est excessivement cher pour nous. Si on utilise le fuel lourd ce sera 43 dollar par tonne de roches. Si, on a de  l’électricité ça réduit les coûts de 23%.Avec le projet de construction du barrage de Sambangalou qui peut produire 120 mégawatts, cela pourrait aider les compagnies minières présentes dans la zone à réduire leurs coûts »a précisé M Mohamed David Mbaye

Il reviendra à la charge pour dire que  ce sont les deux principaux obstacles qui font que Massawa est à l’état de veille non sans oublier d’énumérer quelques risques liés à l’investissement.

« Il nous faut  330 millions $ pour développer Massawa. Si on investit et on se rend compte qu’on n’a pas bien compris le gisement, c’est de l’argent investi à perte. Il peut y avoir des risques politiques. Ce n’est pas encore le cas au Sénégal. On peut investir et l’état peut décider de tout nationaliser. La fluctuation des coûts du carburant joue aussi sur nos investissements ».

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