Kédougou : Tirée de l’oisiveté, elle s’autonomise et fait des merveilles

C’est avec beaucoup de fierté qu’Ami Sidibé retrace sa trajectoire en tant que femme propriétaire d’une micro-entreprise qui lui permet de s’autonomiser progressivement grâce au soutien de l’association Kédougou Encadrement Orientation au développement Humain(KEOH).

Ami Sidibé se présente aujourd’hui comme un pur produit de l’association Kédougou Encadrement Orientation au développement Humain(KEOH). Grâce aux appuis et conseils qu’elle a pu bénéficier de cette structure, aujourd’hui, elle parvient à dérouler différentes activités économiques allant de la teinture à la transformation. Des métiers qu’elle n’aurait jamais pratiqués si elle n’avait pas bénéficié.

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« Je restai toute la journée assise à la maison à ne rien faire. Je m’ennuyais beaucoup et m’inquiétais sur mon sort. C’est ainsi que feu-Mouhamadou Moustapha Sylla  manager principal de KEOH m’a épaulée en m’aidant à subir différentes formations en teinture en transformation de produits locaux. C’est grâce à KEOH que j’ai eu toutes les connaissances là, Je m’incline pieusement sur la mémoire de Mouhamadou Moustapha Sylla » a souligné Ami Sidibé.

Elle teint une diversité de tissus (pour hommes, pour femmes) de draps de lits, de nappes de tables, qu’elle écoule à ses principaux clients basés principalement à Dakar, Kédougou et Tambacounda. La cherté des coûts de la matière première rend pénible l’éclosion de sa micro-entreprise qui souffre aussi de la concurrences des tissus en provenance de la sous-région, de moindre qualité et vendus moins chers.

Parallèlement à la teinture, Ami s’active aussi dans le recyclage, la préparation de vinaigre, de l’eau de javel et de jumbo naturel. C’est dans le même sillage que le réseau des femmes pour le développement de Kédougou  est venu à la rescousse d’Ami Sidibé en lui offrant d’autres opportunités.

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« Après le décès de Mouhamadou Moustapha Sylla, j’ai continué à collaborer avec KEOH. Le réseau des femmes pour le développement de Kédougou (REFDEV) m’accompagne aussi dans le renforcement de mes capacités. J’arrive à produire de la boisson a partir  du maïs transformé. Je peux aussi produire du café à partir du fonio. A partir du recyclage j’essaie de donner une autre vie aux sachets en plastique  au lieu de les laisser envahir, polluer notre environnement en produisant divers objets utiles tels que des  sacs à main, des poubelles… » a-t-elle confié.

Très offusquée de la mauvaise réputation de certaines  femmes qui fréquentent les placers, Ami pense que celles qui sont stigmatisées en sont responsables.

« Ce que certaines de nos sœurs font dans les placers est trop facile comme travail. C’est différent de ce que le réseau propose aux femmes, C’est, le réseau des femmes tente d’orienter les femmes vers d’autres activités durables. Nous essayons de récupérer certaines femmes mais ce n’est pas facile. Maintenant, je parviens à résoudre une bonne partie de mes besoins à partir des activités commerciales que je déroule. Je demande à mes camarades femmes de se mobiliser et d’intégrer le réseau des femmes qui est une structure ouverte à toutes les femmes » a-t-elle indiqué.

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