Kédougou : Témoin de l’histoire,

Thierno Sène, délégué de quartier de Dandé-mayo, à travers ses souvenirs fait une analyse de l’évolution de Kédougou depuis sa tendre enfance.

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«Je suis attaché à Kédougou, depuis l’âge de 9 ans, là où j’allais, je revenais à chaque fois que je pensais à Kédougou. Kédougou me plait plus que tout ce qu’il y a de beau, de bon dans ce Sénégal là. Kédougou était un gros village très accueillant où il faisait bon vivre. L’étranger qui venait ici était bien accueilli. L’hospitalité était si grande que l’étranger avait du mal à rentrer chez lui. Il n’y avait pas ces problèmes qu’on rencontre aujourd’hui. »

Autrefois… amour et entraide entre les enfants

« Kédougou fut un village où tous les fils s’entretenaient et s’aimaient. Kédougou était un lieu où chacun cherchait et trouvait de quoi vivre .Mais maintenant, la manière dont on est en train de vivre c’est du n’importe quoi, les enfants ne respectent plus les adultes.Les maladies n’étaient pas aussi nombreuses. On ne connaissait pas d’épidémies. Aujourd’hui, il y a toutes sortes de maladies. Je ne crois pas que cette situation va changer. Chaque jour que dieu fait il y a une autre évolution de Kédougou. Les choses sont mauvaises ici pour l’instant ».

 Disparition progressive de la culture

«  Les mauvais souvenirs que j’ai de Kédougou c’est la manière dont les filles et fils de cette localité se comportent aujourd’hui. On a l’impression que la culture de Kédougou a été bafouée. Il y a une véritable léthargie dans notre culture. On est en train d’oublier qu’on doit retourner à la source. On n’a plus de culture à Kédougou, le peul, le dialonké et le malinké ne se font plus entendre. On ne parle que d’autres dialectes alors que Kédougou devrait encore garder son authenticité culturelle. Autrefois au clair de lune, les enfants dansaient, échangeaient et se côtoyaient. Les contes et légendes ont disparu et pourtant on en a vraiment besoin. Ça n’existe plus. Vous me direz peut-être que chaque chose a son temps, mais il y a une manière de ne pas oublier sa culture. Il faut conserver sa culture pour affronter d’autres cultures. C’est ce qui freine l’évolution de la culture dans la ville de Kédougou ».

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