Kédougou : Réouverture prochaine des sites d’orpaillage, bientôt la fin de la récréation pour certains chefs de service

Aliou Diédhiou, chef de la brigade d’hygiène de Saraya, fait un billet retour sur l’orpaillage traditionnel  et leurs difficiles conditions de travail.  DSC08913 Absence de moyens logistiques

« C’est difficile de travailler dans ces conditions. On était agents sans moyens ni rien. Nous prenions les véhicules de transport en commun pour nous rendre dans les sites d’orpaillage. Tout ce que nous saisissions, nous les mettions dans les mêmes véhicules de transport en commun pour les ramener ici à Saraya. Dans les sites d’orpaillage, le contrôle est énormément difficile. Les gens y sont nombreux et vendent n’importe quoi. Chaque jour nous saisissons des médicaments de contrefaçon, des produits alimentaires périmés. Il y avait des infirmiers, des pharmaciens clandestins, avec des salles de consultations, des salles d’hospitalisation. On a pris pas mal de gens qui ont été déférés. Il faut que les autorités prennent des mesures contre ces genres de choses à la prochaine réouverture des sites d’orpaillage ».

Confier les saisies à une tierce personne

« Notre travail est difficile, il faut qu’on mette des moyens logistiques et humains à notre disposition. Parfois, c’est le médecin chef de district qui nous prêtait un vehicule tous les mois. Parfois nous sommes dans l’impossibilité de transporter nos saisies. Si nous les confions à une tierce personne, celle-ci disparaissait avant notre prochaine mission. Ce sont des erreurs que nous-mêmes ne pouvons pas rectifier. Ces cartons de lait concentré que vous voyez là nous proviennent de Dakar. Ce sont des produits périmés que les acheminent vers les sites d’orpaillage pour les écouler. Ils ont falsifié la date de péremption pour augmenter leur vie. A Kharakhéna, les gens vendent n’importe quoi, ce qui les intéresse c’est avoir de l’argent.

Un personnel insuffisant pour tout un département

« Nous n’avons pas de véhicule pour faire des rafles de nuit. Et nous ne pouvons pas à deux nous aventurer dans le marché la nuit. C’est grâce au soutien du commandant de brigade M Ndécky  que nous parvenons parfois à réaliser certaines actions »a précisé M Aliou Diédhiou, chef de la brigade d’hygiène de Saraya.

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