Kédougou : Parcours d’un combattant victime d’injustice

 Né en 1972 à Dindéfélo, Carim Camara cet ancien enfant de troupe du Prytanée militaire Charles Tchoréré de Saint-Louis doué d’une bonne intelligence a été victime d’une injustice. Son courage et sa persévérance lui ont permis de surmonter pas mal d’obstacles pour se mettre au service de sa communauté dont il défend la cause sur différents axes.

Tout n’a pas été rose dans la vie de cet homme qui est aujourd’hui la fierté de toute une commune.

carim (1)

Une enfance difficile…

« J’ai eu une éducation très difficile au début. J’ai été paralysé pendant neuf mois. Je suis entré à l’école à l’âge de six ans, mon père ne voulait pas que j’apprenne à l’école par contre le coran parce qu’il était l’imam du village. Par coup de chance, le vieux Thierno Tounkara qui était un ami de mon père lui avait conseillé de m’amener à l’école. C’est ainsi que j’ai eu cette chance d’aller à l’école. J’ai appris dans mon village jusqu’ en classe de cm1 puis j’ai fait le cm2 à l’école régionale de Kédougou. C’est là que j’ai réussi au Prytanée militaire au cm2, la même année. Nouveau et venant d’une pauvre famille et de très loin j’ai rencontré des fils de patrons. Nous faisions les activités de saut para ensemble dans l’armée en classe de première et de terminale .j’ai été le major de l’école » a indiqué Carim Camara avant de poursuivre.

Des magouilles pour me barrer la route

« J’avais réussi à un concours pour aller poursuivre mes études dans de grandes écoles militaires à l’étranger mais, à l’époque, il y’avait de la magouille au niveau de l’école parce que c’était la plus grande école en ce temps. Et je suis retourné au village de Dindéfélo pour ensuite me rendre en guinée. En fait, je me reconnais pas comme un sénégalais à cause de la l’injustice des autorités sénégalaises de cette période. Quelques mois après ma mère est venue me prendre  pour me ramener au Sénégal ».

L’enseignement comme voie de la réussite..

«  Par la suite, je suis à l’université pour faire la faculté de Droits. Deux ans plus tard, je suis rendu encore à Kédougou pour faire le concours du volontariat dans l’enseignement. C’est ainsi que je suis devenu enseignant et affecté dans le village de Habibou qui a été mon premier poste. Après  deux années de service, je fus affecté à l’école élémentaire de Dindéfélo, dans mon village natal. J’y ai servi  pendant 6 ans ».

Le journalisme une nouvelle passion

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« Juste après la construction du Cem, j’ai demandé un poste de surveillant .Plus tard, je suis devenu le surveillant général jusqu’à présent. Pour me rendre encore plus utile à ma communauté, parallèlement j’exerce le métier de journaliste à la radio communautaire Kédougou Fm et comme correspondant de la tfm et de l’APS à Kédougou. Deux fois de suite, je me suis rendu en Allemagne où j’ai participe à des émissions  à la radio allemande (Deutsch Weller). J’œuvre  aussi dans le cadre du développement socio culturel économique de mon village comme directeur de la Reserve Naturelle Communautaire de Dindéfélo ».

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