Kédougou : Les parents d’élèves conscientisés sur l’importance de l’extrait de naissance

Avec le soutien de l’Unicef, l’Inspection de l’Education et de la Formation (IEF) de Kédougou vient de boucler une série de foras communautaires de sensibilisation sur l’importance de l’extrait de naissance dans les communes rurales du département de Kédougou.

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Dans le département de Kédougou, il n’est pas rare de voir des élèves  être privés de leur droit de passer leurs examens de fin d’année scolaire faute d’extraits de naissance. Chaque année, ils sont nombreux ces enfants et jeunes élèves à être dans cette situation regrettable. Raison suffisante pour que l’Inspection de l’Education et de la Formation de Kédougou bénéficie du soutien de  l’Unicef pour organiser des foras communautaires dans différentes communes rurales du département de Kédougou. Ces foras se sont tenus respectivement du lundi 2 au mercredi 4 février 2015 dans les communes rurales de Dimboli, Fongolimbi, Dindéfélo, Bandafassi, Tomboronkoto et Ninéfécha, à raison de deux communes par jour.

Pour les circonstances, Directeurs d’écoles, présidents des associations des parents d’élèves et chefs de villages ou  leurs représentants ont convergé vers les chefs-lieux de communes rurales respectifs pour prendre part à ces rencontres.

Déclarer à temps les naissances

Les inspecteurs Mamoudou Oumar Guèye et Cheikh Ndiaye, par ailleurs animateurs de ces foras communautaires ont saisi cette opportunité pour échanger avec les participants sur  le thème intitulé « Importance de l’accès  à l’extrait de naissance pour les enfants ».

« Toute naissance d’enfant doit être déclarée dans un délai d’un mois auprès de l’officier d’état civil… Cette déclaration peut être faite par le père, la  mère ou par un proche parent, la matrone, le médecin ou toute autre personne qui a assisté à la naissance de l’enfant… » a précisé inspecteur Mamoudou Oumar Guèye.

Les différents participants ont mis à profit ces rencontres pour faire part de leurs préoccupations relatives au thème. Il s’agit entre autres de l’impossibilité d’établir des extraits de naissance  pour les enfants guinéens scolarisés dans certaines écoles des villages frontaliers, de la démission des parents  et de l’implication des directeurs d’écoles dans le processus…

Accepter tous les enfants

« Si on se réfère à  l’obligation scolaire de 10 ans nous   devrons accueillir dans nos écoles tous les enfants scolarisables. De 6 à 16 ans l’école publique est obligatoire pour tous les enfants. L’extrait de naissance ne doit pas être un goulot d’étranglement pour soustraire les enfants au droit à l’éducation. Aux directeurs d’école on leur demandera d’accepter tous les enfants au CI. Ils ont 6 ans pour conscientiser les parents à établir un extrait de naissance pour leurs enfants. Mais ils  ne doivent pas se substituer aux parents d’élèves » a indiqué, inspecteur Cheikh Ndiaye

Ces foras ont permis aux différents participants de situer leurs rôles et responsabilités dans le processus .Ainsi ont-ils pris des engagements pour faire ce problème d’accès aux extraits de naissance un vieux souvenir.

« Nous ne savions pas que les femmes pouvaient  déclarer la naissance de leurs enfants. Désormais, si les hommes refusent, nous le ferons à leur place » a confié Mme Aïssatou Diallo, présidente des femmes de Kafori.

Par ailleurs, les participants ont également promis de  démultiplier ces informations , de procéder à l’archivage méthodique des extraits de naissance en relevant les filiations des élèves concernés, en photocopiant ou en faisant copier les extraits  de naissance en plusieurs exemplaires.

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