Kédougou : Le CLVF  poursuit le combat contre les mariages d’enfants

Les membres du Comité de Lutte contre les Violences faites sur les Femmes CLVF/Kédougou  ont organisé ce dimanche 8 janvier 2017 une causerie au quartier Mosquée 2 de Kédougou.

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Après le quartier  Kongori, c’est dans un autre quartier périphérique ou mosquée 2 de la commune de Kédougou que le CLVF/Kédougou a mobilisé les femmes pour traiter de la thématique des mariages d’enfants. Se réunissant régulièrement pour les besoins de leurs traditionnelles tontines, ce dimanche, ces braves femmes de mosquée 2 ont écouté avec beaucoup d’attention, le plaidoyer des animatrices du CLVF sur cette question de mariages d’enfants.

« On doit s’efforcer dans le domaine de l’Education de base. Dès le début, tout parent doit orienter son enfant vers le bon sens .Si l’on ne fait rien jusqu’à ce que l’enfant atteigne un certain âge dont l’âge de la puberté, il sera déjà trop tard pour agir sur lui. Il faut conscientiser l’enfant. Il y a certains parents qui encaissent l’argent amassé par leurs filles sans chercher à connaitre son origine. C’est très grave. On ne doit pas donner une enfant en mariage avant l’âge de 18 ans. En tant que parents, nous ne devons jamais démissionner, notre mission c’est d’éduquer toujours nos enfants » a averti Mme Mariama Touré, animatrice sanitaire au centre de santé de Kédougou

Ainsi, Mme Diénaba Keita, une mère de famille a saisi cette occasion pour partager sa propre expérience pour avoir été victime d’un mariage précoce.

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«Nous, les femmes sommes les seules à souffrir quand nos filles sont victimes de violences. Le comportement de nos enfants dépend de celui des enfants des voisins. Nous ne pouvons pas demander à nos filles de ne pas s’accompagner avec les filles des voisins. Nous sommes conscientes des dangers des mariages d’enfants. Moi, j’avais 16 ans lorsque j’ai été donnée en mariage. Je ne savais rien du mariage. J’ai trop souffert. Je ne savais même pas comment m’occuper de mon époux. Nous sommes très satisfaites de votre initiative. Il faudrait également faire de la sensibilisation pour les filles aussi pour qu’on ait les mêmes informations » a-t-elle suggéré.

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Dans le même sillage, clôturant cette rencontre Mme Fily Cissokho a exhorté les participantes à fréquenter le centre d’écoute du CLVF afin qu’elles puissent bénéficier d’informations nécessaires et de conseils  pour faire face aux violences  faites à l’égard des femmes et des filles. Les membres du CLVF ont promis d’organiser une causerie dans le quartier au profit des jeunes filles uniquement.

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