Kédougou : Incroyable mais vrai les habitants de Samal…

Peuplé d’environ 519  habitants, Samal, ce village perdu à prés de 15 km au nord-ouest de Thiabédji  peine à trouver de l’eau potable.

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 L’équipe de reporters du site echosdescollines.com et de l’Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes (ACLJ/Kédougou) déployée ce mercredi 27 Août 2014 à Samal s’est trouvé face à une situation digne du moyen-âge.  Consommer de l’eau impropre L’unique forage du village étant tombé en panne depuis 1 mois, les populations se rabattent sur l’eau provenant d’un trou creusé non loin d’une rizière. Ce point d’eau à ciel ouvert appelé en langue locale peulh « diourndé » est le lieu de rendez-vous entre animaux et humains. A voir de plus prêt, cette eau blanchâtre ressemble à l’eau savonneuse.

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« Depuis que notre forage à pompe manuelle est tombé en panne, nous nous contentons de cette eau. Certaines femmes la filtrent d’autres la consomment directement. Nous n’avons pas le choix .En hivernage, nous souffrons le moins tandis qu’en saison sèche, le « diourndé » tarit. Il arrive que nous passions des heures à attendre que l’eau remonte à la surface pour remplir nos bassines. En ces moments, il faut supporter les piqûres des abeilles qui envahissent cet endroit » a témoigné Mariama Diallo, une des femmes rencontrées sur les lieux. Interrogé sur les motifs qui ont conduits les habitants du village de Samal dans cette situation, Hawka Diallo a craché ses vérités. « Ici, nous vivons avec des hommes difficiles. Impossible de les organiser. Ils se partagent tout l’argent  que le village reçoit » a-t-elle confié. L’administration locale connait bien la situation qui prévaut dans la plupart des villages. Absence de comité de gestion « Je suis en train de faire des tournées  avec le chef de la brigade des puits et forages de Kédougou pour  créer des comités de gestion de ces forages. Mais il faut dire la réalité, les gens consomment l’eau et ne paient pas la taxe à l’eau. C’est sur cette base à de cette taxe que les gens vont collecter des fonds pour réparer éventuellement les forages en cas de panne. Malheureusement, les gens consomment  ne paient pas à la taxe .Au Sénégal, il faudrait que les populations soient sensibilisées pour qu’elles comprennent que l’Etat peut mettre en place des pompes manuelles mais la gestion revient aux communautés » a souligné M Mouhamadou Moustapha Thiandoum, le sous-préfet de Bandafassi.

L’enclavement de la zone rend difficile l’accès à Samal. Cette situation a très souvent une incidence sur les coûts et les délais de dépannage.

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