Kédougou : Carnets de vacances / Souvenirs( 1ère partie)

Mémoire vivante, El hadj Bocar Sidibé, ancien maire de Kédougou (1993 – 2002)  livre à echosdescollines.com, les fondements de la réussite des leaders d’autrefois dans la politique.

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El hadj Bocar Sidibé est né à Bandafassi  localité située à environ 15 km à l’ouest de Kédougou dans les années 1932 .A l’époque, le système de sevrage n’était pas aussi moderne que celui d’aujourd’hui, il fallait éloigner l’enfant de la famille. C’est ainsi qu’El hadj Bocar Sidibé arriva à Kédougou  à l’âge de deux ans environ pour le sevrage. Les études et d’autres fonctions l’amèneront loin de Kédougou. De la première à la dernière étape, il y a toute une vie et se dessine par là un long parcours scolaire, un long parcours administratif, un long parcours politique. Il fut maire de Kédougou de 1993 à 2002. Ainsi débuta pour lui un long parcours de repos ou retraite, qui n’est pas synonyme de repos. El hadj Bocar Sidibé retrace encore aisément  ce long  parcours malgré son âge avancé.

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S’allier aux artistes pour mieux vendre son programme politique « Nous étions des éléments de cette culture et la politique de l’époque exigeait une présence à la base, un contact permanant avec la population. Et le seul moyen de communication réelle était la musique authentique. Qu’elle soit peulh en milieu peulh, qu’elle soit mandingue en milieu mandingue, dialonké, en milieu dialonké et ainsi de suite pour les milieux Bassari et Bedik. Avant d’arriver dans les villages on savait quels étaient les artistes qu’on allait trouver dans telle ou telle zone.Il fallait intéresser ces artistes pour préparer notre contact direct avec les populations. C’est ce qui nous permettait d’avoir une intégration rapide et facile. C’est ce qui très important pour un homme politique .Si on n’est pas accepté par la population, si la communication n’est directe, le commerce devient difficile. C’est une des raisons pour lesquelles, nous avions la culture, la musique également comme moyens d’expression, de contact, moyens de communication avec les militants et le reste de la population que nous visitions à l’époque. Chaque fois que nous allions dans une zone, il y avait un artiste qui était là pour préparer la rencontre avant même notre arrivée et pendant tout notre séjour .Cela nous a donné beaucoup résultats positifs ».

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