Kédougou : 2 699 910 000 FCFA à trouver pour lutter contre les Violences Basées sur le Genre

La Direction de la famille a procédé ce mardi 27 décembre 2016 à la présentation et vulgarisation du  plan d’action multisectoriel national de lutte contre les Violences Basées sur le Genre. Ce plan d’action est évalué à 2 699 910 000 FCFA. La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été présidée par M Abou Sow, Adjoint au Gouverneur chargé des affaires administratives.

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Différents acteurs ont pris part à cet atelier de vulgarisation du plan d’action multisectoriel national de lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).Il s’agit entre autres des présidentes de Groupements de Promotion Féminine (GPF) , des badiénu gokh, des chefs de services régionaux, des élus locaux, du commandement territorial (préfets et Gouverneur de région).

Ce plan d’action comporte comme 7 principaux projets. Il s’agit du  renforcement  et de l’harmonisation des textes législatifs et réglementaires avec les instruments juridiques internationaux en matière de Violences Basées sur le Genre(VBG), de promotion des droits humains et de l’égalité des sexes – du renforcement des mécanismes de prévention des VBG – de la consolidation de l’approche de prise en charge multisectorielle des victimes des VBG – du renforcement des capacités des organisations de la société civile et des autres parties prenantes de l’éradication des VBG – de la communication pour le changement de comportements en matière de VBG – de la mise en place d’un système d’information intégré sur les VBG et –  de la gestion du plan d’action national.

A la suite de la présentation, les différents acteurs ont manifesté leur engagement à accompagner le ministère de la famille dans la mise en œuvre de ce plan d’action multisectoriel non sans formuler quelques recommandations

« Rassurez-vous Mme la Directrice par rapport à la mise en œuvre de ce plan d’action. La prise en charge du genre est assurée dans le secteur de l’Education. Il faut miser sur la prévention. II faut davantage de ressources et d’informations pour bien les outiller. Partout dans les IA et les IEF, il y a des bureaux Genre qui font de la médiation pour régler certains problèmes dans le milieu scolaire. S’ils sont bien outillés, ils feront encore un excellent travail » a souligné Dr  Bou Fall, l’Inspecteur d’Académie de Kédougou.

A Kédougou, les cas de violences continuent encore à sévir. Tout récemment dans le village de Koboye, un père de famille a fait exciser sa fille. A Wansangaran, c’est un trafic de jeunes filles qui a été signalé. Il ne faut pas occulter les victimes, les cibles qui doivent être formées pour développer des réflexes d’autoprotection »a confié M Ndiaye de l’AEMO

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Il  a été recommandé de former les jeunes, les enfants et les femmes car il persiste une culture de la dénonciation, de tenir compte des violences à conjoints puis surtout d’accompagner ces braves femmes dans le financement de leurs activités, un besoin crucial à satisfaire pour les femmes.

A la chargée de programmes de la Direction de la famille de préciser qu’il n’y a pas encore de ressources pour financer ce plan d’actions mais beaucoup de partenaires se sont déjà signalés. En janvier, un atelier national sera organisé et chaque partenaire décidera quel(s) projet(s), il sera en mesure de financer. Il est également prévu une étude nationale sur l’ampleur des violences basées sur le Genre par la mise en place d’un mécanisme de collecte de données fiables sur les VBG en partenariat avec l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD).

«Nous sommes là dans le cadre de la vulgarisation du plan d’action multisectoriel de lutte contre des VBG. Il s’agit de réunir tous les acteurs pour partager avec eux les contenus de ce plan d’action national multisectoriel, les actions à développer pour réduire ces violences basées sur le genre qui violent les droits les plus élémentaires de l’individu (homme comme femme). Nous sommes satisfaits de l’engagement des acteurs de Kédougou, des autorités qui ont manifesté leur disponibilité à nous accompagner. Toutefois, nous attendons la contribution des collectivités locales qui doivent prévoir  dans leurs budgets une part pour lutter contre les violences basées sur le genre » a indiqué  Mme Ngom née Coumba Thiam, la Directrice de la famille.

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