Fatoumata Diakhité, quartier Dalaba : «  Le décès de mon époux m’a conduit au travail. Je ne m’occupais que de mes enfants… »

Autrefois trop libérée et mise dans un confort total, Fatoumata Diakhité vit les pires moments de sa vie depuis le décès de son époux. Elle est contrainte à travailler durement pour essayer de retrouver ce confort perdu.

« Du vivant de mon époux, je ne pratiquais  pas ces genres d’activité. De son vivant de mon époux, je ne m’occupais que de mes enfants. Il est décédé en me laissant de tout-petits enfants. Mon papa a pris le relais pour bien les entretenir. Depuis le décès de ce dernier, j’ai commencé à souffrir. L’homme qui m’a épousée par la suite est un vieux qui ne peut rien faire. Ma maman a aussi vieilli. Donc, je n’avais plus aucune raison de rester assise à longueur de journée. C’est ainsi que je me suis lancée dans la pratique du maraîchage sur cette parcelle empruntée. Les retombées de cette activité me permettent d’assurer les frais liés à la santé, à la scolarité de mes enfants et à leur habillement. Nous ne disposons pas de soutien de la part des autorités. Les insectes et les termites pillent nos productions. Les responsables de femmes qui s’interposent entre les autorités et les partenaires ne jouent pas franc jeu. Elles s’interposent, collectent des appuis que nous ne recevons jamais. Nous ne sommes pas accompagnées par les services techniques de l’Etat ».

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