Education, vers une responsabilisation accrue des acteurs à la base pour mieux relever les défis du PAQEEB

Prés de 300 membres de Comités de Gestion des Ecoles (CGE) et d’Unions de Comités de Gestion des Ecoles (UCGE) ont entamé ce lundi 20 avril 2015 à l’école Bakary Dansokho, une session de renforcement de capacités sur le fonctionnement de leurs organes à l’ère du PAQEEB (Projet d’Amélioration de la Qualité de l’Education de Base).

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 L’implication des acteurs à la base était jusque là une vieille doléance suspendue sur toutes les lèvres. C’est ce qu’a compris l’Etat en prenant l’option de donner aux acteurs à la base toute la place qu’ils méritent. Désormais, l’école du Directeur, de l’enseignant va devenir l’école de la communauté par la communauté et pour la communauté. Cette option est irréversible.

Beaucoup de ressources sont allouées aux écoles mais…

« Aujourd’hui avec la subvention accordée aux écoles, les acteurs doivent mesurer la responsabilité qui est la leur. C’est pourquoi dans le cadre de la politique de bonne gouvernance, de transparence et de reddition des comptes, nos autorités nous ont accompagnés à travers cet atelier. Il s’agit de développer les capacités de mobilisation dans les CGE et les UCGE, renforcer leurs capacités de gestion des ressources matérielles et financières dans la plus grande transparence pour faciliter la reddition des comptes » a indiqué M Bou Fall, inspecteur de l’Education et de la Formation de Kédougou.

Il a par ailleurs exhorté les participants à porter une grande attention à cette formation pour qu’ils aient tous les moyens d’une gestion efficace, efficiente et transparente des ressources de l’école.

Pour cette première journée, répartis entre 6 salles et sous la facilitation d’un pool d’inspecteurs de l’Education, les participants ont été particulièrement outillés sur le processus d’élaboration, d’exécution et de suivi d’un Plan d’Actions Volontaristes (PAV).

Le PAV pour mesurer le degré d’implication des communautés

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Il faut dire que le PAV est élaboré pour résoudre des problèmes prioritaires identifiés à partir d’un diagnostic de la situation de l’école et de son environnement. Pour la mise du Plan d’Actions Volontaristes, les membres de Comités de Gestion des Ecoles (CGE) doivent d’abord miser d’abord sur leurs propres ressources (humaines, matérielles ou financières).

« Sur proposition du CGE, le projet PAV est élaboré par l’équipe pédagogique, restitué aux autres membres à la base sociale puis validé socialement en Assemblée générale. Il est recommandé de transmettre une copie de l’AG de validation à l’IEF, à l’UCGE et au maire » a indiqué Inspecteur Amedy Dieng, facilitateur.

Toute initiative sans suivi est peine perdue. C’est pourquoi, les différents facilitateurs ont exhortés les participants à accorder une place importante au suivi et à l’évaluation des PAV.

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« Le CGE peut faire un suivi interne de son fonctionnement mais peut également faire l’objet d’un suivi externe de la part de l’Inspecteur de l’Education et de la Formation, des collectivités locales, de l’Inspecteur d’Académie et/ou des partenaires pour contrôler le mode d’utilisation des fonds alloués. Dans le cadre du suivi encadrement, ces structures peuvent au besoin organiser des sessions de formation à l’intention des membres des CGE. Au-delà du suivi, le CGE peut procéder à des évaluations (à mi parcours ou en fin de parcours) de son PAV » a conseillé Inspecteur Mamadou Thiam, facilitateur.

En guise d’aide-mémoire, de la documentation a été mise à la disposition des participants.

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