Conseil des ministres décentralisé à Kédougou

De Paris, la diaspora de Kédougou en France dresse la liste de ses attentes.

Les ressortissants de Kédougou en France sont montés au créneau  ce jeudi pour décliner leurs attentes par rapport à la tenue du conseil des ministres décentralisé dans cette région jadis oubliée.

La sécurité, première priorité de la région

« Nous vous gratifions notre immense reconnaissance qui, si haute soit- elle ne saurait égaler l’honneur que Kédougou tire de votre présence. Cependant, si le cadre de votre politique de décentralisation du conseil des ministres à Kédougou a fait l’objet de votre choix dans le but masquer les tristes réalités sécuritaires, si derrière ce choix il est question de démontrer qu’il n’existe aucune zone de non droit dans le pays , sachez que vous avez perdu votre pari . Et d’ailleurs votre sécurité est la priorité première de ce territoire perdu de la République. Ici c’est, le règne du crime organisé. Or sans sécurité point de Développement. La sécurité est la première matière première de la civilisation humaine et Kédougou n’en échappe pas » a précisé M Seyni Danfakha, le secrétaire général du collectif des ressortissants de Kédougou à Paris.

L’or de Kédougou devient de plus en plus le malheur de la population. Et l’Etat garde un certain silence face à cette situation.

Le silence complice de l’Etat

«Nous sommes fiers d’être or mais cet or est devenu ici, l’or de la honte, l’or qui tue. Que peut-on attendre ici de la République en matière de sécurité ?   Tout d’abord il faut savoir que ces sociétés minières n’apportent rien aux caisses publiques sinon peu. Dans les procédures d’attribution de ces marchés miniers, l’Etat a toujours renoncé aux recettes, ô combien importantes, que peut générer l’implantation de ces multinationales de l’or dans son sous-sol.
L’Etat, sans exercer aucun contrôle, veut rentabiliser ses contrats avec ces multinationales en misant sur les retombées en termes d’emplois. Peine perdue… Et Kédougou se contente des miettes des miettes » a ajouté M Danfakha.

Les retombées de l’exploitation minière sont encore loin d’être visible dans la région de Kédougou.

Programme social minier

« Nous refusons avec la plus grande fermeté cette situation car nous sommes avant tout les médaillés d’or du pays. De ce fait ne voulons ni bronze ni argent. Que proposez-vous pour que l’or kédevin profite aux populations locales et aux comptes de l’Etat ? Envisagez-vous une renégociation des procédures d’attribution des marchés miniers ? Que propose le gouvernement ici pour en endiguer le manque d’eau, de toutes et d’électricité de nos villages kédevins ? Je vous rappelle que la vie dans ces villages ressemble à la vie au moyen âge. L’urgence est haute » a souligné M Danfakha.

Ces attentes des ressortissants de Kédougou seront –elles satisfaites par l’Etat du Sénégal. Pour l’instant de nouvelles promesses ont été faites pour sortir la région de Kédougou de l’ornière.

Propos recueillis par Adama Diaby à Kédougou

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