Campagne agricole 2016, Bamtaaré service SA livre ses secrets  et les défis à surmonter

En marge de la visite des rizières de Bandafassi, M Djibril Diagne, conseiller polyvalent de Bamtaaré ZODER de Bandafassi s’est entretenu avec echosdescollines.com sur les difficultés rencontrées.

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Comment avez vous mis en œuvre la campagne agricole 2016

« Bamtaaré est un prestataire de services dans la zone. Il travaille avec le PR2S et le PADAER. Notre rôle est de faciliter la commercialisation, l’encadrement et la mise en place des intrants. Nous avons semé cette année au cours de cette campagne 5 variétés de riz notamment, le Sahel 108, le BG, le Nérica 4, le Nérica 6 et le sahel 177. L’accent a été mis sur le Sahel 108 et le sahel 177 qui sont des variétés hâtives. Avec les problèmes de pluviométrie, on ne pouvait pas s’aventurer à mettre du BG dans des zones où il y a des problèmes de labours ».

Vos producteurs souffrent d’un mal récurent, la divagation du bétail, quelles actions faites vous dans ce sens ?

« Nous accompagnons également les producteurs dans d’autres domaines. En cas de divagation dont il est question dans la zone de Bandafassi, nous sommes souvent interpellés. Nous sommes les premiers à être. Et  nous  indiquons aux producteurs les voies à suivre afin qu’ils puissent être remis dans leurs droits. Pour ces problèmes évoqués, nous avons interpellé l’autorité administrative en l‘occurrence le sous- préfet de Bandafassi. Je sais qu’à son niveau, il prendra des mesures pour solutionner ces problèmes de divagation qui sévissent dans cette zone. Ce qui constitue une entrave au Développement de l’agriculture. Nous suivons le processus du début à la fin.

Le travail de Bamtaaré service SA est bien apprécié par les producteurs, quels sont vos secrets ?

« Il n’y a pas un secret. C’est le travail, le travail et le travail. C’est-à-dire, aimer ce qu’on fait, être sur le terrain en permanence, avoir le sens de l’écoute, écouter les producteurs, savoir leurs problèmes solutionner ceux qu’on peut solutionner, les mettre en relations avec d’autres partenaires pour résoudre les autres problèmes ».

Il se pose aussi un problème d’accès aux matériels post-récolte

« Le problème de matériels post-récolte est une affaire de matériels lourds. On ne peut pas mettre à la disposition de chaque producteur une batteuse. La solution c’est de voir avec les partenaires comment créer des unions, des coopératives. Et le partenaire était disposé à mettre des batteuses à la disposition des unions. L’union de Bandafassi regroupe 14 OP. Si, on met une seule batteuse à leur disposition, c’est un problème. C’est une insuffisance de matériels agricoles. Nous interpellons l’Etat dans le PRACAS et le PNA d’aider les producteurs de la région de Kédougou à avoir suffisamment de matériels post-récolte. Cela aiderait beaucoup les producteurs. Il y a une rude concurrence entre l’orpaillage et l’agriculture. Si les gens ne sont pas encouragés, soutenus et accompagnés, ils finiront par se débarrasser de l’agriculture  et s’occuper d’autres choses ».

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