A Kédougou : Seydi Gassama « La parenthèse Yaya est terminée »

En marge de la cérémonie d’inauguration de l’antenne régionale du centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation de Kédougou, M Seydi Gassama, le Directeur d’Amnesty International Sénégal  s’est  prononcé sur la situation en Gambie.

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« Le déploiement des militaires se fera après une résolution des nations Unies. Nous souhaiterons que cela se fasse dans la paix dans la tranquillité. Personne ne souhaite la guerre en Gambie.  De façon très sage, les militaires gambiens ont décidé de ne pas se battre contre leurs frères de la CEDEAO. Il faudrait également permettre au président de retourner pour prendre fonction et aux populations de vaquer librement à leurs occupations. Yaya relève du  passé. Aucun Etat au monde ne reconnait Yaya à partir de la prestation de serment d’Adama Barrow. Au niveau de la Gambie tout le monde l’a abandonné. Tous les groupes sociaux en Gambie l’ont abandonné. L’armée est en train de l’abandonner. Donc Yaya est fini. La parenthèse Yaya est terminée. C’est une nouvelle ère qui va souffler en Gambie. Soit Yaya accepte d’arrêter, soit il va faire face à la justice » a précisé M Gassama, le Directeur d’Amnesty International Sénégal

Il reviendra à la charge pour demander au nouveau président d’opérer un certain nombre de changement pour rétablir l’Etat de droit en Gambie

«  Le nouveau Président de la Gambie devra opérer une refonte de l’Etat gambien. Yaya pendant 22 ans a créé un état tribal en Gambie. Il a créé une armée de cousins en Gambie. Il a utilisé des juges mercenaires en Gambie au moment où la Gambie dispose de juges compétents, Fatou Bensouda. Il les a écartés. Il faudrait supprimer toutes les lois liberticides qu’il a mises en place pour lui permettre de régner pendant tout ce temps, créer une armée vraiment nationale en Gambie, faire de sorte que la justice soit une justice indépendante en Gambie, faire le bilan en matière de droits humains. Il ne faut pas qu’on se dise qu’on oublie tout et on regarde vers l’avenir. Il faut qu’on voie tout le mal qui a été fait  pendant ces 22 ans et qu’on en tire des leçons. Si on a des possibilités de le poursuivre, qu’on le fasse. Si on opte pour la vérité et la réconciliation, pour  se pardonner, le peuple est souverain mais il faudra faire le bilan. Toute personne qui a perdu un parent qu’elle sache dans quelles circonstances » a-t-il recommandé.

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