Le réseau des femmes enseignantes Kédougou a offert à titre symbolique un don à des fistuleuses sur le point de subir une intervention chirurgicale.

Cette belle initiative vient de Mme Kadidia Diallo Cissé, la responsable des programmes de la radio communautaire Kédougou. C’est au sortir d’une émission radiophonique que Mme Kadidia Diallo Cissé a interpellé Mme Sadio Diouara, la présidente du réseau des femmes enseignantes et Mme Dioncounda Diouara, la présidente de la SCOFI.

Le trio a mis en branle la machine du plaidoyer auprès d’autres enseignantes qui ont bien voulu apporter leurs soutiens à des femmes en détresse.

Venues des différents coins de la région de Kédougou, Tambacounda voire de Kolda, ces fistuleuses ont été informées de l’organisation d’opérations gratuites de fistules par l’ONG Tostan en partenariat avec la région médicale de Kédougou.

Ainsi le comité d’initiative du réseau des femmes enseignantes a-t-il senti le devoir civique d’apporter son soutien symbolique au profit de ces femmes fistuleuses. Elles ont pu collecter du savon et des habits.

A la sobre cérémonie de remise de ce don, Mme Sadio Diouara, Mme Dioncounda Diouara et Mme Kadidia Diallo Cissé ont profité de l’occasion pour donner des explications sur les raisons de leur acte.

« Nous sommes femmes comme celles qui souffrent aujourd’hui de cette maladie. Elles viennent de plusieurs localités de la région de Kédougou. Et des autres localités du pays. Nous sommes là pour soutenir les initiateurs de cette opération dans cette  Initiative, pour remonter le moral des femmes et surtout formuler des prières afin qu’elles  puissent tourner cette page sombre de leur vie. Nous remercions également la région médicale et Tostan pour cette initiative » ont-elles dit

La représentante des bénéficiaires a salué à sa juste valeur l’acte posé par les femmes enseignantes. Elle a par ailleurs magnifié les bonnes conditions dans lesquelles elles ont été mises depuis leur arrivée dans ce camp.  La voix étreinte par l’émotion, elle a formulée des prières pour les donatrices.

A Mme Dieynaba Diallo, la coordonnatrice programme fistule à Tostan d’ajouter : « Vous avez une autre conception du programme fistule. La lutte contre la fistule c’est un chemin difficile à emprunter. La lutte  conte ce mal doit être l’affaire de tout le monde. Lorsque vous sortirez guéries, vous devrez être des ambassadrices de la lutte contre ce mal. Les modes de prévention de la fistule sont connues. A vous de promouvoir  les accouchements dans les centres de santé, respecter  les CPN. Il faudrait également éviter les mariages d’enfant  et les autres pratiques culturelles  néfastes (excision, infibulation…) » a-t-elle précisé.

Elles sont plus d’une dizaine de femmes fistuleuses à vouloir subir cette opération. D’autres parmi elles sont à leur énième intervention chirurgicale, gardant toujours l’espoir de finir définitivement avec cette maladie qui les place  en marge de la société.

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