L’auberge Thomas Sankara de Kédougou a abrité ce samedi 11 novembre 2017 un atelier de vulgarisation du nouveau décret redéfinissant les rôles et missions des Organisations Non Gouvernementales(ONG).

Cet atelier a été organisé par le CONGAD dans le cadre du Programme  d’accompagnement  des initiatives  citoyennes de la société  civile  (PAISC) 10ème  FED., Amélioration  du cadre d intervention des OSC au Sénégal.

Cet atelier fait suite à l’atelier national de lancement et à des ateliers interrégionaux. A Kédougou, les membres des organisations de la société civile, de Saraya, Kédougou et Salémata ont pris part à la rencontre. Il s’agit  de consolider l’information, le partage et l’analyse critique du cadre institutionnel d’intervention des OSC au Sénégal.

Ainsi, les participants ont-ils été informés sur le contenu du décret 2015-145 du 04 février 2015 fixant les modalités d’intervention des ONG. Des propositions d’amélioration du cadre institutionnel d’intervention des OSC ont été recueillies.

« Une ONG est une association  à but non lucratif.  Pour être ong il faut avoir un agrément et disposer d’un programme  d’investissement. Ce décret c’est juste pour assurer un meilleur encadrement de ces ong. Ce nouveau décret lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme. Il oblige les ONG à clarifier  leurs sources de financements et à harmonisation  des interventions. Ce décret est beaucoup  plus complet sur la territorialisation des politiques .Les ONG sont une composante de la société civile. Elles viennent compléter les interventions de l’Etat. Les ONG interviennent là où l’Etat ne peut pas intervenir. L ancrage des ONG est évident.   Si on parle de société civile c’est juste pour mobiliser les  actions citoyennes afin que toutes les initiatives citoyennes soient renforcées » a souligné M Kader Gaye, le coordonnateur du PAISC

Ce décret prévoit également la création d’un conseil stratégique  du partenariat  au niveau national pour se concerter et évaluer les activités des ONG et la mise en place d’une commission  interministérielle consultative qui sera basée au ministère de l’intérieur et de la sécurité  publique.

M Mor Khouma, président de l’ASPRODDEL a salué à sa juste valeur cette initiative du CONGAD.

« La venue du CONGAD à Kédougou est salutaire. Autrefois, Kédougou était  laissée en rade. Pour ne pas avoir de problème  avec les autorités c’est important d’étudier le  nouveau décret et proposer  des amendements pour des éventuelles améliorations. Nous ne pouvons pas nous substituer  aux règles en vigueur » a-t-il dit

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