La salle Mimi Touré de l’auberge Thomas Sankara a abrité ce jeudi un atelier d’information et de sensibilisation sur le concept de Collectivité Amie des Enfants (CLAE) et sur le Système de Suivi de Services Sociaux de Base 4SB.

Les différents maires des communes du département de Kédougou ont pris part à cette rencontre initiée par l’ARD en partenariat avec l’Unicef. Il s’ est agi d’informer et de sensibiliser les autorités, les élus, les acteurs locaux, les membres de la société civile sur la prise en compte de la dimension enfance dans la planification et la budgétisation et la gestion des affaires locales par la pratique du Budget participatif sensible à l’enfance à travers le concept Collectivité Amie des Enfants (CLAE).

Il faut dire qu’une Collectivité Amie des Enfants (CLAE) est une collectivité locale qui met l’accent sur le respect et la promotion des droits des enfants, et la construction d’un futur meilleur pour ces jeunes générations qui constituent ses futures ressources humaines nécessaires à la construction d’un développement plus inclusif et équitable.

Au cours des échanges, les participants ont émis l’idée d’avoir une ligne budgétaire  propre pour pouvoir prendre en charge les préoccupations des enfants. Selon eux, telle qu’elle se présente la nomenclature budgétaire des collectivités locales ne permet pas une prise en charge spécifique des besoins des enfants. Les participants ont par ailleurs décris la situation catastrophique qui prévaut  dans les sites d’orpaillage où l’argent rend normal les grossesses  précoces  et accélère la déperdition scolaire et les mariages précoces.

Le concept CLAE est à sa première  année  d expérimentation. Il appartiendra aux collectivités locales de l’expérimenter. Toutefois, le concept CLAE est adossé à tous les programmes mis en œuvre par l’Etat du Sénégal dont  le PSE. Comme les enfants n’ont pas d’instances  pour s’exprimer les organisateurs de l’atelier ont exhorté les élus locaux à installer des conseils municipaux d’enfants. Dans le processus, les enfants  n’ont pas de décisions à prendre.

A la fin des travaux, M Khadim Hann, l’adjoint au Gouverneur chargé de Développement a formulé quelques recommandations

« C’est une question de volonté  pour  régler les préoccupations. On peut inscrire  des actions à mener a l’endroit des enfants. Pas mal de préoccupations ont soulevées notamment le travail des enfants, les grossesses et mariages  précoces. Il faudrait maintenant améliorer les conditions de vie des enfants dont les droits sont pris en charge par les textes fondamentaux. Nous avons donné des instructions aux préfets de pousser les collectivités  locales à prendre en charge les préoccupations  des enfants .Ce sont des aspects liés au développement »  a-t-il dit.

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