La salle de réunions du cdeps de Kédougou a abrité ce lundi 25 septembre 2017 un atelier de partage et de validation du code de conduite sur la gestion des ressources naturelles. En marge de cette rencontre M Zakaria  Sambakhé, responsable des programmes et du partenariat à Actionaid/Sénégal nous fait l’économie des échanges.

 

« Les travaux ont démarré en avril dernier. Par la suite, nous avons fait une analyse de la vulnérabilité par rapport aux contraintes  que rencontrent les populations dans l’accès et l’utilisation des ressources. Après cette analyse, nous avons  fait l’identification des  principaux problèmes et la formulation de recommandations assorties de règles de conduite. C’est tout ce travail que nous sommes venus partager pour une validation. Cela nous a permis d’identifier les institutions chargées d’appliquer ce code de conduite. Il s’agit entre autres des collectivités locales, les comités villageois, les services techniques, les organisations de jeunes, les groupements de femmes, les organisations de producteurs, les groupes de dialogue sur la gouvernance foncière, les comités de gestion des forêts, les commissions domaniales au niveau des mairies. Ces acteurs veilleront à ce que les campagnes de sensibilisation, le suivi et l’évaluation se fassent. Ici, chacun est responsable » a-t-il dit

Il faut dire que cinq domaines clés ont été ciblés. Il s’agit du foncier  agricole, du foncier pastoral, du foncier halieutique, des mines et carrières, de la foresterie. Chaque localité a la liberté de voir les éléments du code à respecter et veiller à ce qu’on les applique. Tous les acteurs doivent jouer un rôle important dans la vulgarisation de ce code de conduite. Les directives volontaires ont été adoptées en mai 2012 par les Etats membres de la FAO. Chaque Etat a la liberté de domestiquer ces directives volontaires. C’est la  simplification, la contextualisation de ces directives volontaires qui a abouti a code de conduite. Le code de conduite  est contextualisé en fonction des réalités des localités. A Kédougou, les acteurs ont validé ce code de conduite.

Les radios communautaires seront impliquées dans le reste du processus  pour la vulgarisation du code de conduite. Des activités d’animation et de sensibilisation seront déroulées dans les écoles  afin de former les enfants à devenir demain des citoyens capables de gérer les ressources. Actionaid mettra à disposition des boites à images pour susciter de l’intérêt chez les enfants  les bonnes pratiques afin d’amener les adultes à appliquer les règles appliquées pour que les ressources naturelles soient gérées de façon optimale. Pour toucher un large  public ce code de conduite sera traduit dans cinq  langues locales (wolof, peulh, serer, soninké et mandingue).

Pour réussir ce pari, Actionaid travaillera en consortium avec d’autres acteurs comme la FAO, le CNCR, ENDA PRONAT, IRD Afrique, le CONGAD, IPAR, Le ministère de l’agriculture à travers l’ISRA, l’INP, le ministère de l’élevage et  le ministère de la pêche.

Print Friendly, PDF & Email