Kédougou a procédé ce samedi 23 septembre 2017 à la célébration de la 42ème  édition de la  Semaine nationale de l’alphabétisation. La cérémonie officielle a  été présidée par M Daouda Sène, l’adjoint au sous-préfet de Bandafassi au village communautaire 

Les communautés se sont mobilisées en masse pour prendre part à cette importante manifestation.

En plus de souhaiter la bienvenue aux participants, M Mamadou  Yéro Bâ, le maire de la commune de Bandafassi s’est réjoui du choix porté  sur la commune pour abriter une telle activité non sans évoquer les actions  qui y sont entreprises dans le cadre de l’alphabétisation.

« Chaque année, plus de 200 personnes  sont formées en alphabétisation  dans la commune de Bandafassi. Il serait important d’allouer un montant consistant aux acteurs qui s’activent dans ce domaine. La commune est déterminée à poursuivre ses actions dans le domaine de  l’alphabétisation  pour donner  une chance aux adultes non scolarisés. Nous avons réussi à inscrire une ligne budgétaire consacrée à l’alphabétisation » a-t-il laissé entendre

A son tour le représentant de l’inspecteur d’Académie a axé son intervention sur l’Importance des outils  numériques. Selon lui c’est cela qui permettra de comprendre le type d’alphabétisation dont on a besoin dans ce monde du numérique.

Il faut dire que cette année, la région de Kédougou compte 50 classes d’alphabétisation dont  23 à Kédougou 10 Saraya et 17 à Salémata.   Revenant sur le thème de l’année à savoir : « Alphabétisation dans le monde du numérique », M Tama Bindia, le conférencier du jour a présenté aux acteurs les principales applications  possibles avec le numérique.  Savoir manipuler  le téléphone portable ou l’ordinateur est devenu une exigence dans ce monde la vitesse. Il suffit de s’y mettre, d’être assidu dans les cours. Il s’est projeté sur les bienfaits que le numérique pourrait apporter à l’alphabétisation et vice-versa. ?

Les différents acteurs ont exhorté les chefs de villages à  s’intéresser à ce qui se fait dans les classes à sensibiliser les adultes pour une meilleure fréquentation des classes d’alphabétisation. Ils ont également plaidé auprès de collectivités locales à l’image de Bandafassi pour l’inscription d’une ligne budgétaire  destinée à l’alphabétisation et à l’Etat de relever la part allouée à l’alphabétisation à 1% du  budget national.

« L’alphabétisation  est un droit absolu il existe encore 54,6 %  d’analphabètes  au Sénégal. Les femmes sont les plus touchées. Il nous faut  comblera  ce gap.  C’est pourquoi, dans le PSE  un accent particulier est mis sur le capital  humain. Un analphabète  est comme un aveugle » a témoigné M Daouda Sène, adjoint au sous-préfet de Bandafassi

Dondo Keita, le maire de la commune de Ninéfécha a promis  publiquement de suivre les pas du maire de Bandafassi en accordant beaucoup plus d’importance à l’alphabétisation.

 

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