Amadou Diop,candidat de la 3ème voie politique/Euttou Askan Wi » décline ses ambitions

Moi député…..

Présentez vous à nos lecteurs ?

Je m’appelle Amadou Diop, journaliste de formation. Je suis né Kédougou où j’ai fait mes études élémentaires, moyennes et secondaires et je suis âgé de 34 ans. Je suis titulaire d’un diplôme spécialisé en journalisme et communication (DSJC) du centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. J’ai aussi fréquenté le département d’anglais de l’Ucad où j’ai décroché une licence. Je suis par ailleurs journaliste au quotidien national Le Soleil au desk politique & citoyenneté et j’ai milité pendant plus d’une décennie et de manière générale, dans différents mouvements syndicaux et associatifs.

Quel bilan faites-vous de la dernière législature ?

De façon globale, je dois reconnaitre que je suis resté sur ma fin. On nous avait promis une assemblée de rupture et je l’avais imaginé telle et y avait cru fondamentalement et de façon positive. Mais nous avons vu une assemblée qui est restée plus réactive qu’entreprenante. Nous nous imaginions  une chambre qui prend les devants et qui se prononce et agit sur les questions cruciales qui ont interpellé de nombreuses populations et que la presse a largement relayées, notamment sur les dossiers épinglant des personnes ou des structures publiques, en termes de mauvaise gestion, de gestion douteuse ou de malversations. Nous avons espéré l’ouverture d’enquêtes parlementaires et nous avons attendu fondamentalement des propositions de lois allant dans le sens de la prise en compte des préoccupations majeures des sénégalais, dans le domaine économique, politique, social, éducatif, culturel, environnemental… Mais hélas, nous sommes restés comme beaucoup d’ailleurs sur notre fin. Et le plus déplorable et je parle en connaissance de causes pour avoir énormément couvert les sessions parlementaires, insultes, médisances et, désolé du terme, bassesses ont rythmé la vie de l’hémicycle. Alors en un mot, c’est un bilan qui est loin des attentes profondes des populations. Encore que j’ai vu de nombreux projets de lois qui devraient être profondément discutés, mûris et réadaptés, passer comme lettre à la poste, sans aucun débat alors que des députés en avaient émis le vœu ardent. Mais vous comprenez aisément que quand on a la majorité à l‘assemblée, c’est ce que ça donne souvent. Ils se sentent obligés d’accepter tout ce qui vient du sommet alors que je suis convaincu que ce n’est pas ce qui est toujours attendu d’eux. C’est pourquoi je dis haut et fort qu’un président de la République n’a pas besoin d’une majorité parlementaire qui est du reste, en gros, souvent très mécanique, mais d’une « bonne politique» pour qu’elle soit appuyée. Alors il ne se fera plus aucun souci quand à l’adoption des projets de lois émanant de son gouvernement. En tout cas pas à notre niveau, en ce qui nous concerne. Notre volonté c’est de défendre et d’accompagner les « bonnes politiques» d’où qu’elles viennent, du pouvoir comme de l’opposition. Pourvu qu’elles soient bonnes pour les populations que nous voulons et devons représenter honnêtement.

Pourquoi avoir choisi de descendre sur l’arène politique ?

Nous ne sommes pas descendus dans l’arène politique pour mener une carrière. Non! Nous avons juste décidé d’accomplir une mission. Celle de promouvoir notre développement, le développement de Kédougou, le développement du pays. Et vivre profondément ce sentiment non seulement pas du devoir accompli, mais aussi la fierté d’avoir apporté un changement dans les pratiques politiques. Mais comme l’a soutenu Rama Yade « le milieu politique est devenu une aristocratie, carriériste qui a fini par faire de l’engagement un gagne-pain »! Nous voulions y mettre fin. Et devons y mettre fin. Nous voudrions pouvoir contribuer finalement à faire émerger à travers notre engagement certes et notre slogan « osons bien changer! », à faire émerger des talents nouveaux, des gens instruits, engagés, capables et qui puissent apporter une tournure positive dans ce système malsain et aller vers des dynamiques unitaires et prospectives. Celles qui mettent l’intérêt commun en avant, l’intérêt du peuple en avant. Nous nous sommes engagés parce que conscients de notre honnêteté, de notre probité morale et de notre parcours pour mieux entrevoir et comprendre les enjeux de l’heure pour réagir au mieux aux différentes situations, aux différentes difficultés que nous vivons aujourd’hui afin d’y apporter des solutions. Et nous sommes convaincus qu’ avec un petit recul, que nous méritons la confiance du peuple, nous la méritons à l’heure actuelle. Et c’est avec les kédovins, avec les sénégalais, que nous pouvons réussir le bon changement. Aujourd’hui, notre vécu doit nous servir de leçons. C’est de l’intérêt commun dont il s’agit ici et non de profit personnel ou partisan! Certes si c’est le développement que nous visons tous. Autrement nos proches eux, en souffriraient inéluctablement parce qu’oubliés, méprisés! Et nous ne serons guère épargnés à coup sûr.

Qu’est ce qui vous a motivé à choisir «la 3ème  voie politique/Euttou Askan Wi » ?

C’est une voie qui n’est ni de l’opposition, ni du pouvoir. C’est pourquoi on l’appelle «la 3ème voie politique». Elle regroupe des associations de jeunes, de femmes, de personnes religieuses, coutumières…et se veut à mon humble avis une sorte d’équilibre, de renouveau politique. Elle place les valeurs républicaines et citoyennes au cœur de ses préoccupations. C’est la voie qui sait apprécier et décider d’accompagner les lois quand elles sont bonnes pour le peuple et les réfuter si elles ne prennent pas en compte l’intérêt du peuple. Nous ne voulons être ni nihilistes, ni des bénis oui-oui. Nous voulons défendre le peuple et le représenter dignement. C’est notre crédo, c’est notre sacerdoce de tous les jours.

Une fois à l’assemblée que comptez-vous apporter comme rupture ?

Nous voulons concrètement apporter cette rupture tant évoquée et chantée par le passé. C’est-à-dire, être présents pour le peuple, pour les populations de nos différentes localités respectives. Nous voulons et nous allons contribuer à travers des propositions de lois, à la prise en compte des préoccupations les plus profondes des populations. Celles structurelles et ayant trait à tous les domaines socio-économiques, culturels…et celles qui s’imposeront à notre vécu au quotidien pour la durée de notre mandat une fois élus. Nous voulons insuffler ainsi un souffle nouveau. Celui de défendre, pas au mieux seulement, mais au-delà et au quotidien et de façon engagée et déterminée, celui de porter et défendre les intérêts de nos populations, de notre pays.

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