Les bénéficiaires du «Projet de diffusion à grande échelle de la machine à décortiquer le fonio », viennent de prendre part à un atelier régional de renforcement de capacités.

Suite à une première phase de diffusion pilote dans le cadre du WAAPP 1 conduite entre 2009 et 2011, M Sanoussi Diakité, l’inventeur de la machine à décortiquer le fonio a bénéficié d’un autre projet de recherche financé par le FNRAA sur une période de trois (3) ans. Il s’agit du «Projet de diffusion à grande échelle de la machine à décortiquer le fonio » dans les régions de Tambacounda, Kédougou, Kolda et Sédhiou, zones traditionnelles de culture.

L’objectif général du projet est : «de contribuer au développement de la culture et de la consommation du fonio au Sénégal».

Ainsi, pour atteindre les objectifs de ce projet, un accent particulier est mis au renforcement de capacités des acteurs.

« Nous sommes là dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet notamment par le renforcement de capacités des membres des organisations bénéficiaires. Nous voulons contribuer à la promotion de cette filière et au bon déroulement de leurs activités. C’est aussi pour arrêter le recul de la production et de la promotion du fonio. La machine inventée par M Diakhité vient lever le goulot que constitue le décorticage du fonio » a confié M Mamadou Diouf, Coordonnateur de diffusion à grande échelle de la machine à décortiquer le fonio.

Cet atelier organisé sous la houlette de l’ASPROF, partenaire du projet a permis aux différents acteurs de donner leur point de vue sur les conditions du développement de la filière.

« Je remercie  le professeur  Sanoussy pour l’initiative qu’il a prise en inventant la première machine à décortiquer le fonio. Au sein de l’ASPROF, je suis première vice- présidente je n’attendrai que nous nous réunissions pour donner mon point de vue. Les interventions de cette structure ne doivent pas être seulement  limitées à une seule zone. Je déplore le fait qu’on veuille toujours amener la célébration de la journée du fonio à Kolda ou à Tambacounda. Personne ne m’amènera. Il faut qu’on discute, qu’on fasse tout ensemble. Il faut qu’on traite  les acteurs de la filière  fonio au même titre que les autres acteurs. Il faut certifier le fonio pour qu’il soit exportable » a-t-elle dénoncé.

En tant que technicien, M Mouhamadou Khouma, le chef de pôle de Bamtaaré Service SA n’a pas manqué de formuler quelques recommandations.

« Il faudrait  assurer penser à travailler avec l’ISRA pour l’identification des différentes variétés de semences de fonio selon les zones agro écologiques. Pour que les unités de transformation puissent aller de l’avant, il faudrait impérativement  assurer l’approvisionnement en semences pour sécuriser la production. En ce qui concerne la dynamique organisationnelle, le PADAER y travaille déjà, il serait important d’harmoniser » a-t-il précisé.

Il faut dire que ce « projet de diffusion à grande échelle de la machine à décortiquer le fonio » cherche à contribuer à répondre à cette préoccupation majeure en implantant 80 machines dans les régions de Tambacounda, Kédougou, Kolda et Sédhiou.

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