Le Comité Départemental de Protection de l’Enfant (CDPE) de Kédougou a organisé ce samedi 8 Juillet 2017 un forum communautaire sur l’état civil.

Après l’atelier de renforcement de capacités des membres des comités  communaux de protection de l’enfant, c’est au tour des acteurs communautaires de plonger dans l’environnement de l’état civil. Cette session de renforcement de capacités organisée sous forme de forum communautaire a mobilisé des porteurs de voix, des  chefs de villages, délégués de quartiers, imams,  jeunes, femmes des gpf, élus locaux et badiénu Gox entre autres.

Ainsi, M Mamadou Moustapha Thiandoum, Sous-préfet de Bandafassi et M Sy sous-préfet de Fongolimbi ont tour à tour éclairé la lanterne des participants sur divers aspects relatifs à l’état civil.

II s’agit entre autres des types de déclarations de naissance(s) (déclaration normale, déclaration tardive), les personnes habilitées à déclarer une naissance, les conditions de la déclaration. Les différents organes et acteurs de l’état civil, la différence entre centre d’état civil principal  et centre d’état civil secondaire.

Il faut reconnaitre par ailleurs que, si dans une zone à forte concentration humaine, la pop bloquée par un obstacle naturel on crée un centre  secondaire d’état civil. Ce centre ne gère que les naissances de l’année en cours. La demande de création d’un centre d’état civil secondaire sera formulée et adressée au ministre en charge des collectivités  locales.

Au delà de ces précisions, les facilitateurs se sont appesantis sur des exemples reflétant le quotidien pour permettre aux participants de saisir la quintessence des contenus de ce forum.

Ainsi, Thierno Mamoudou Diallo, l’imam de la mosquée  du quartier compagnie a promis de rendre compte à la communauté  musulmane à la prochaine prière du vendredi, les messages véhiculés au cours de ce forum

«L’état civil est un sujet très important. Désormais, nous allons prendre au sérieux cette question qui ne peut pas être seulement l’affaire des officiers d’état civil. Tout le monde doit s’impliquer dans le processus de résolution de cette problématique communautaire »a-t-il confié.

Il faut dire que la gestion des enfants trouvés, des enfants nés hors des liens du mariage a suscité beaucoup d’agitation chez les imams. En se référant à la législation en vigueur au Sénégal sur ces questions, les facilitateurs sont parvenus à y apporter des réponses claires.

« Nous sommes là dans le cadre du renforcement  du dispositif  communautaire.  Pour les prochaines étapes, nous essayerons de rendre fonctionnelles les différentes structures afin de les permettre de dérouler ces genres  d’activités  dans les localités. Nous verrons comment mettre à la disposition des membres de ces structures des supports de communication (papier, clés USB, CD) pour informer davantage.  Tout ce que nous sommes en train de faire, nous le faisons pour le   seul intérêt  de Kédougou. Il faut que nous, parents puissions jouer pleinement nos rôles. Pour éradiquer ces questions de mariages et/ou grossesses  précoces, il faudrait que nous puissions assumer nos responsabilités de parents. C’est indispensable » a souligné Moustapha  Diaw, préfet du Département de Kédougou.

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