Pour les besoins de la commémoration de la journée de l’enfant africain ce 16 juin, le Comité Départemental de Protection de l’Enfant (CDPE) a mis les enfants au cœur de l’action. Caravane, sketchs et panel ont occupé une place de choix dans les activités.

Dans cette phase de relance et de redynamisation de ses activités, le CDPE de Kédougou vient de relever un défi important  celui de l’implication des enfants dans les actions. Contre toute attente, le comité technique a réussi à mobiliser plus de 500 enfants pour les besoins de la commémoration de cette 27ème édition de la journée de l’enfant africain.

Le thème retenu cette année est: «  L’agenda 2030 pour un Développement Durable en faveur des enfants en Afrique : accélérons la protection l’autonomisation et l’égalité des chances ».Au niveau national, il a été recommandé de mettre un focus sur le sous-thème : « Mettre fin à la violence faite aux enfants ». A Kédougou, l’accent a été mis sur tous les secteurs dans lesquels les enfants sont encore victimes de violences. Il s’agit entre autres des mariages d’enfants, de l’état civil, du travail des enfants dans les sites d’orpaillage, du trafic d’enfants.

Les enfants ont sillonné les artères principales de la commune de Kédougou, scandant des slogans en tenant des pancartes comportant différents messages. A la préfecture de Kédougou, un mémorandum a été lu et remis à M Moustapha Diaw, préfet du Département de Kédougou.

Dans l’après-midi, au nom de tous les enfants la troupe « Sénégal Emergent » en provenance de la commune de Dimboli a gratifié le public d’une belle prestation théâtrale. L’accent a été mis sur les mariages d’enfants dont les premières  conséquences  sont les grossesses  précoces. C’est juste un prétexte pour  sensibiliser, alerter l’opinion publique et les décideurs sur l’ampleur de ces phénomènes dans le département voire dans la région de Kédougou.  .

Au nom du président du conseil consultatif des enfants et jeunes (CCDEJ) Kédougou, en plus de rappeler l’origine de la commémoration de la journée du 16 juin, Marième Cissé a égrené un chapelet de recommandations.

« Nous voudrons que les acteurs puissent concentrer les efforts autour de la problématique du mariage des enfants, harmoniser le code de la famille avec les textes internationaux que le Sénégal a signé, faciliter l’accès de tous les enfants aux extraits de naissance, mettre en œuvre une stratégie nationale, renforcer l’autonomisation des filles, fournir les services adéquats (en particulier dans les secteurs de la santé, l’éducation et la justice) aux enfants » a-t-elle dit.

Les organisateurs ont saisi cette rencontre pour renforcer le plaidoyer .Le Comité Technique Régional (CTR) est dans une bonne dynamique de vulgarisation des droits de l’enfant.

« Le Sénégal a toujours accordé une place importante à la protection de l’enfance. Il s’est doté du document de stratégie nationale de protection de l’enfant, un référentiel de protection de l’enfant. Le CDPE est conscient des défis qui l’interpellent. Il s’agit du travail des enfants, la fréquentation des sites d’orpaillage, l’état civil, les mariages d’enfants. La prise en charge de ces problématiques passera par la sensibilisation des communautés » a souligné M Moustapha Diaw, Préfet de Kédougou.

Il faut dire qu’un vent nouveau souffle sur le CDPE de Kédougou. Des actions urgentes seront déroulées pour prendre en charge les différentes préoccupations soulevées par les enfants.

« Le CDPE de Kédougou va incessamment redynamiser  les comités villageois de protection de l’enfant, organiser des  activités de régularisation  des enfants  à l’Etat civil, appuyer les communes en registres  cahiers de villages mais également assurer une prise en charge les élèves des classes passerelles » a ajouté  M Mandiaye Diaw, point focal du CDPE de Kédougou très satisfait de l’implication, de la mobilisation des enfants et de la contribution des différents partenaires. (KEOH, la CONAFE, World Vision, le CEGID,…) »

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