La salle thomas Sankara de Kédougou a abrité un forum citoyen de restitution des résultats des études  de la 1ère phase du projet CRAFT et du baromètre sur la fiscalité équitable au Sénégal.

LOGODSC_2338

Pour assurer une gestion transparente des ressources  minérales, le forum civil avait réalisé dans la première phase deux rapports de recherche (une étude de référence au niveau nationale sur la fiscalité équitable et une recherche- action au niveau de Kédougou et à publier la première édition sur le baromètre sur la fiscalité au Sénégal. Cette rencontre organisée à Kédougou ce samedi 21 janvier 2017 tient lieu de partage et de vulgarisation de ces travaux et prétexte pour le lancement de la deuxième phase du projet.

Ils sont nombreux, ces jeunes, femmes, délégués de quartiers et membres de la société civile à prendre part à cette rencontre de restitution des résultats des études  de la 1ère phase du projet CRAFT et du baromètre sur la fiscalité équitable au Sénégal.

LOGODSC_2364

Selon M Thially Faye, membre du forum civil, « Ce forum se fixe comme objectifs de contribuer à des sociétés plus démocratiques et à des Etats plus responsables (contrat-social) qui perçoivent équitablement des taxes et redistribuent des rentrées fiscales, permettent une augmentation des recettes publiques pour renforcer les politiques  pro-pauvres, réduire les inégalités et appuyer et renforcer les capités des organisations de la société civile afin qu’elles soient capables d’interpeller les pouvoirs publics et de plaider efficacement pour des systèmes fiscaux plus redevables, plus équitables aux plus pauvres »

Il faut dire que la présentation de ces résultats a suscité plusieurs réactions de la part des participants. A tour de rôle, ils ont formulé plusieurs  recommandations.

Rendre compte de l’utilisation des taxes municipales

LOGODSC_2349

« Les populations ne savent pas où sont investies les taxes. Au niveau de l’éducation, de la santé, Au marché central de Kédougou, beaucoup de femmes se plaignent .Des mamans, des femmes  qui  occupent des places depuis leur tendre enfance et qui versent régulièrement et chaque jour 50 ou 100 FCFA. Un beau jour, on leur fait déguerpir des places qu’elles ont occupées pendant.20 ans. On ne leur explique même pas pourquoi il est important de payer ces taxes Les femmes sont victimes de leur ignorance sur l’utilisation de ces taxes qu’elles payent.  Si des choses concrètes réalisées à partir de ces taxes, elles ont le droit le savoir. C’est une obligation de payer les taxes, mais également c’est un droit d’être informé sur l’utilisation de ces recettes municipales » a plaidé Mme Diallo née Fatoumata Sylla, membre du forum civil.

Les politiciens doivent être courageux…

« Il faudrait plus d’audace chez les politiciens pour que les communautés s’engagent à payer l’impôt. Les problèmes que nous rencontrons actuellement sont liés au refus  de  payer l’impôt. Autrefois, les gens étaient réprimés, ligotés, fouettés quand ils refusaient de payer l’impôt. L’impôt est l’équivalent de la zakat » a laissé entendre M Sagnégné Camara délégué du quartier   Togoro.

Son collègue, M Khalifa Tounkara, délégué de quartier Dandé-Mayo n’en dira pas moins.

« C’est important cette rencontre. L’impôt est autorisé par la bible et le coran. Le défaut de paiement de l’impôt est un mauvais comportement. La mauvaise gestion de l’impôt conduit au découragement. On paie l’impôt pour contribuer au développement local. Il faudrait redoubler d’efforts dans la sensibilisation des acteurs dans le paiement de l’impôt. Il faudrait élaborer des plans de communication pour sensibiliser les communautés, leur faire comprendre la destination de l’impôt, sur les raisons de payer l’impôt. Les pouvoirs publics devraient également mettre plus de transparence dans la gestion de l’impôt »

Print Friendly, PDF & Email