Durant son séjour à Grenoble, notre reporter Adama Diaby a eu l’occasion d’effectuer une visite à la ferme de Trézanne spécialisée dans la fabrication de fromage de chèvres.

C’est avec beaucoup d’amour et de volonté que Mme  Camille Rousseaux a bien voulu nous recevoir dans sa ferme dénommée ferme de Trézanne.

Ce samedi 22 juin 2019, ici, le ciel n’était pas clément ce jour-là. Gilles, l’époux de Camille qui a bien compris le message du ciel a vite  ramené  son troupeau de chèvres et de moutons à la ferme. Par moments, son chien de garde l’aidait à rappeler le troupeau à l’ordre. Il tombait déjà quelques gouttes de pluie. Camille venait juste d’arriver dans son véhicule. De fil en aiguille la pluie devenait de plus en plus intense. Camille, a d’abord enfilé sa tenue de travail avant de nous recevoir dans sa fromagerie. Elle nous a expliqué les différentes étapes de la fabrication du fromage.

« Ce métier, je l’ai hérité de ma mère. Mes parents avaient une ferme et produisaient du fromage de chèvre. J’ai commencé par pratiquer sur le tas, en faisant des expériences, en consultant des livres. C’est plus tard que j’ai fait des formations. Je ne sais pas faire autre chose. J’aime bien ce métier. C’est intéressant de faire des produits qui se mangent. La fabrication du fromage demande du travail. Mes clients sont des gens du Trieves qui connaissent la ferme de Trézanne et qui savent  bien comment je travaille et qui aiment cette  façon de faire » a confié Mme Camille Rousseaux.

La ferme de Trézanne est une propriété  que Mme Camille Rousseau partage avec son époux Gilles. En plus d’une centaine de chèvres, d’une centaine de chèvres, cette ferme dispose également d’oies, de canards, de poulets et de lapins. Le couple se réjouit des bienfaits de cette activité  mais si la résistance face aux aléas n’est pas encore gagnée.

« Nous sommes contents d’avoir cette ferme et d’avoir des animaux. C’est une grande chance pour nous d’être dans la nature toute la journée, de manger de bonnes choses. Les clients apprécient notre travail. C’est quand même très valorisant comme travail ».

Dans le Trieves, la plupart des producteurs ont tourné le dos  aux produits chimiques. La tendance, c’est le développement d’activités biologiques. Après 16 ans d’expériences dans la pratique de ce métier, Camille ne cache pas ses convictions.

« La ferme est en bio. Nous n’utilisons pas d’antibiotiques, ni de pesticides, ni d’engrais sur les terres. Pour les produits antiparasitaires pour les animaux, nous utilisons essentiellement des plantes. Moi j’ai toujours été convaincue que ce n’est pas bon d’utiliser des produits chimiques en agriculture. Il faut essayer de préserver au maximum le vivant ».

Il faut dire que la ferme de Trézanne est aussi devenue une école de formation qui reçoit régulièrement des stagiaires.

«  Je suis en originaire de la Savoie et élève d’un lycée agricole en classe de 1ère  en conduite et gestion d’une exploitation agricole. L’année prochaine je dois passer le Bac. Pour le moment je suis en stage dans la ferme de Trézanne, j’apprends les techniques de fabrication du fromage. J’ai appris beaucoup de choses notamment s’occuper des chèvres, des brebis, les traire. Il me reste encore d’autres choses à apprendre. Je me sens bien ici dans la ferme de Trézanne. Camille et son époux sont ouverts » a témoigné Mademoiselle Tatiana  Degrange, stagiaire.

Dans le Trieves, il existe une pléthore d’autres entreprises individuelles ou familiales qui ont principalement pour vocation de permettre à la population du Trieves d’avoir accès à des aliments cultivés ou transformés sur place. La plupart de ces entreprises de l’économie locale sont complémentaires.

Adama Diaby à Trieves (Grenoble) 

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