L’auberge Thomas Sankara de Kédougou vient d’abriter un atelier sur la gouvernance sécuritaire.La cérémonie officielle de cette rencontre a été présidée par M Jean Paul Malick Faye, adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives.

Cet atelier  dont la thématique principale porte sur le «  rôle de la société civile dans la gouvernance sécuritaire en milieu transfrontalier » a été organisé par le MALAO en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer.

Cette rencontre a mobilisé entre autres des membres de la société civile, des éléments des Douanes Sénégalaises, du service des Eaux et Forêts, de la Police des frontières, des orpailleurs.

En tant que représentant des élus, M Sadio Dembélé, le 1ervice-président du conseil départemental de Kédougou a appelé les organisations de la société civile à jouer pleinement leurs rôles pour arrêter la circulation des armes légères.

En plus de présenter la Fondation Konrad Adenauer, Mme Ute Bocandé, la chargée de programmes de la Fondation Konrad Adenauer a replacé l’atelier dans son contexte.

« La migration est un phénomène qui touche toutes les régions. Ce phénomène est crucial en régions frontalières. J’espère que cet atelier sera une occasion pour réfléchir sur cette thématique de gouvernance sécuritaire en zones frontalières. Nous essayons de contribuer pour améliorer le dialogue entre les différentes parties de la société. Pour ce qui nous réunit ici, nous allons poser le débat pour faciliter la coopération, l’échange d’informations au niveau local entre populations et forces de défense et de sécurité. C’est le lieu de remercier les participants et leur souhaiter de fructueux travaux »

Le représentant de l’administration a invité les organisations de la société civile à mettre l’accent sur la gouvernance sécuritaire.

« Nous sommes dans une région frontalière, 247  km avec le Mali et 104 km de frontière avec la Guinée. Kédougou est aussi une région minière, qui attire beaucoup d’autres nationalités, il y a beaucoup de problèmes sécuritaires. Nous avons une société  civile très présente dans le cadre de la gouvernance  économique, mais aucune présence dans la gouvernance sécuritaire. La sécurité nécessite une certaine collaboration entre les forces de défense et de sécurité et les populations.   Il y a lieu d’avoir une gouvernance sécuritaire préventive. Ce qui se passe au Mali peut arriver au Sénégal si on ne prend garde.  Au sortir de cette rencontre, nous espérons avoir une société civile qui sera encore plus regardante sur la gouvernance sécuritaire » a confié M Jean Paul Malick Faye, adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives

Au cours de cet atelier, les participants ont échangé sur différents sujets. Il s’agit de : migrations et sécurité, la Gouvernance transnationale des zones frontalières, relations intercommunautaires et transfrontalières, relations entre civils et militaires en milieu frontalier, la Sécurité et gestion des flux migratoires en milieu frontalier, la Sécurité inclusive en milieu frontalier et l’Education à la citoyenneté en milieu frontalier.

M Honoré Georges Ndiaye, Directeur du Mouvement contre les Armes Légères en Afrique de l’Ouest (MALAO) s’est réjoui de l’organisation de cet atelier à Kédougou.

« Cet atelier a permis d’instaurer les bases pour la mise en place d’une stratégie inclusive de  gouvernance sécuritaires dans des zones transfrontalières.  Nous avons échangé sur la gestion des flux migratoires en milieu frontalier, sur l’appropriation de la sécurité inclusive en milieu frontalier. Rien ne se fera sans les principaux acteurs de Kédougou. Nous allons continuer la réflexion avec tous ces acteurs. Nous sommes satisfaits de la qualité des échanges et de la disponibilité des différents acteurs » a-t-il précisé.

 

 

 

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