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Le commandant Moussa Ndour, le responsable de la Zone d’Intérêt Cynégétique (ZIC) de la Falémé qui a fait exécuter les ordres donnés par M William Manel, le gouverneur de région pour abattre l’animal a bien voulu apporter des précisions sur cette opération.

 

« Ce matin, il s’est passé un incident. Un hippopotame qui a suivi le lit du fleuve, guidé par l’instinct de se ravitailler, de se nourrir, c’est comme ça qu’il a traversé la route au niveau du poste de contrôle des policiers pour atterrir dans le quartier Dinguessou. Ce fait est inhabituel. L’hippopotame est un amphibien qui vit dans l’eau. Il passe la majeure partie de son temps dans l’eau. Il sort au crépuscule pour aller se ravitailler sur des distances qui peuvent accéder 50 km de son lieu de résidence. Et avant le lever du jour, il retourne dans son cours d’eau parce que c’est un animal qui ne peut pas être exposé à l’insolation ».

Un problème de sécurité publique se pose

«  Quand cet animal est entré dans la cité, il se pose forcément un problème  de sécurité publique. L’inspecteur régional des eaux et forêts (IREF) étant absent pour des raisons de congé administratif, nous les agents qui sont présents avons pris le relais. La première chose que nous avons faite est d’avertir la première autorité administrative, en l’occurrence le gouverneur de la région qui à son tour a avisé le préfet du département. C’est ainsi que toutes les forces de défense et de sécurité, notamment la police, la gendarmerie, les sapeurs-pompiers se sont déportés sur le terrain pour voir les voies et moyens  d’essayer de neutraliser cet animal au mieux »

Manque de moyens pour sauver l’animal

« Force est de constater que dans ces pareilles situation, la première chose est de neutraliser l’animal par des fusils anesthésiants. Ce matériel n’était pas disponible ici. Le neutraliser à travers un filet supposera que les gens maitrisent cette technique. Il va falloir être en nombre suffisant et essayer de le déporter vers son lieu habituel de résidence qui est un cours d’eau. Cela n’a pas pu être fait ».

Nous l’avons abattu malgré nous…Les armes de guerre sont prohibées

« L’hippopotame a défoncé des portes, des portails en fer. Il est rentré dans des domiciles. Apparemment il présentait une menace. Le gouverneur de la région qui représente par ailleurs tous les ministres de la République, au constat de toutes ces choses a pris la décision de faire abattre cet animal. Pour ce faire ce sont des animaux qu’on ne doit pas tuer avec des armes de guerre. Dans des situations pareilles lorsqu’on doit immobiliser l’animal on va faire appel à un chasseur professionnel. Et c’est ce qui a été fait. Sa viande semblerait-il est consommée au niveau de Kédougou mais par raisons de sécurité le Gouverneur de région a préféré qu’on aille enterrer cet animal le plus profond possible en s’assurant toutes les garanties avec les services d’hygiène, de l’environnement pour qu’il n’y ait pas contamination des sources d’eau en profondeur. C’est la suite qui a été donné à cet incident malheureux. Nous sommes des conservateurs des espèces animales. Notre souhait ce n’est pas de les voir mourir. Mais quand il y a des problèmes de sécurité publique qui se posent, les hautes autorités de la république prennent leurs décisions.

Eviter de diffuser de fausses informations dans de pareilles circonstances

Le commandant Ndour s’est par ailleurs offusqué des propos tenus par un journaliste de la place qui aurait fait savoir à l’opinion publique que l’hippopotame aurait fait une victime.

«  Ce journaliste est allé raconter des choses qui n’engagent que lui. Nous allons battre cela en brèche. Nous avons été sur les lieux depuis 6 h 30. L’animal n’a tué personne. Il a tout simplement causé des dégâts matériels. Quand l’hippopotame affronte quelqu’un c’est pour le tuer mais pas pour le ricocher simplement. Un humain ne peut  résister ni à ses dents ni à ses coups de tête. Le journaliste là a fait des allégations fallacieuses. L’hippopotame  n’a touché personne, je peux vous le confirmer. L’hippopotame était déjà complètement fatigué car il a passé tout son temps à donner des coups de tête ».

Cet entretien avec le commandant Ndour s’est déroulé en présence du lieutenant Sarr, chef de la division reboisement et du major Séné, adjoint au chef de secteur des eaux et forêts de Kédougou.

 

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