La société Pettewol Mining Company (PMC) a procédé ce samedi 30 juin 2018 à l’inauguration du puits pastoral de Simpampou dans la commune de Tomboronkoto.

Cette réalisation de la société PMC entre dans le cadre d’un vaste programme de restauration des moyens de subsistance des populations affectées par les opérations minières. A Simpampou, PMC a déboursé une enveloppe de30 millions de francs CFA pour réaliser un forage pastoral d’un débit de 2,5 mètres  cubes à l’heure, 2 abreuvoirs, un champ clôturé d’une superficie de 1ha et d’une maison de 2 chambres et d’un magasin pour le gardien.

« Autrefois, il n’y avait pas d’eau dans la zone. Les éleveurs  souffraient beaucoup pour abreuver leur bétail. Cette belle réalisation  est une forme de contrat de travail entre nous la société PMC. Depuis que cette infrastructure a été réalisée, l’eau  n’a pas manqué. Nous pouvons désormais accueillir tous les éleveurs de la zone. C’est le lieu pour fustiger les comportements des transhumants qui nous causent beaucoup problèmes. Nous souhaiterions avoir un vétérinaire à Mako qui puisse assurer le suivi médical de nos troupeaux. Nous souhaiterions bénéficier d’un accompagnement pour mieux pouvoir protéger la brousse » a témoigné M Boubacar Bâ, le président des éleveurs de la zone de Simpampou.

Il faut dire que PMC a déboursé le même montant (30 millions de FCFA) pour réaliser des  infrastructures similaires avec le même design à Ourourou.

M Karamokho Bâ, le coordonnateur du Programme de Restauration des Moyens de Subsistance (PRMS) de PM a apporté quelques précisions importantes sur ces réalisations

« Ce projet fait partie du programmes de restauration des moyens de subsistance. Il y a des activités relatives à l’horticulture et à l’arboriculture. En faisant ces réalisations, nous voulons apporter une réponse au  problème d’accès de l’eau pour les éleveurs. C’est pourquoi nous avons réalisé deux ces forages pastoraux. Nous sommes réunis ce matin  pour transférer la gestion  à la commune de Tomboronkoto qui à son tour va déléguer la gestion  aux membres des comités de gestion pour un an.  Nous voulons une gestion durable de ces infrastructures. Dans une autre étape, avec le service de l’élevage, nous allons former des auxiliaires d’élevage. Nous aiderons les comités à mettre en place des pare- feux pour une meilleure préservation des ressources afin de permettre aux animaux d’avoir de quoi manger » a-t-il dit.

M Nfaly Camara, le maire de  la commune de Tomboronkoto, en plus de magnifier ces réalisations de la société PMC a exhorté les communautés à jouer leur partition  dans l’utilisation rationnelle, la gestion des joyaux et surtout dans la préservation de l’environnement et des ressources naturelles.

Il reste convaincu qu’avec la contribution des partenaires à mettre des moyens, l’engagement  communautaire suffit   pour préserver l’espace pastoral.

M Daouda Sène, l’adjoint au sous préfet de Bandafassi a remercié la société PMC  pour le long chemin parcouru, le travail abattu sans relâche et surtout  l’engagement  pour faire ce travail.

« Les actions de ce genre doivent être diffusées partout et le plus largement possible .La réception de ces deux ouvrages est d’une importance capitale. Nous en ferons un écho favorable  au président de la République qui a institutionnalisé l’appartenance des ressources aux sénégalais. Avec ces deux ouvrages, je suis convaincu que les ressources minières ne sont pas une malédiction pour la commune de tomboronkoto mais un atout pour le Développement. La balle est dans le camp des éleveurs et des agriculteurs.  La maîtrise de l’eau permettra aux communautés de récolter 3 fois par an et de produire 12 mois sur 12 ».

Il reviendra à la charge pour apporter des réponses aux principales doléances formulées par les bénéficiaires de ces ouvrages.

« Un agent vétérinaire a été affecté  à Mako. Il était confronté à un problème de logistique. Nous allons  diligenter la procédure afin qu’il rejoigne son poste le plus tôt possible. Les transhumants  sont des sénégalais. Les ressources appartiennent à tous les sénégalais.  Des mesures conservatoires peuvent être envisagées pour que les transhumants  puissent être encadrés. Ils doivent s’adosser sur le règlement en vigueur. En cas de défaillance, il faudrait une  application  de la loi dans toute sa rigueur » a-t-il ajouté.

La délégation s’est dirigée vers Kérékonko pour procéder à la réception d’autres équipements acquis dans le cadre de ce même Programme de Restauration des Moyens de Subsistance (PRMS).

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